CRIV : Grâce à la mobilisation la direction sort du déni.

Moins d’un mois avant le conflit les responsables du CRIV présentaient un bilan positif avec des indicateurs globalement au vert : la détermination des agents a modifié ce discours !

Le nombre de déclarations préalables et l’ampleur de la grève, plus de 95% d’agents de maîtrise du CRIV grévistes auxquels certains machinistes-receveurs ont fait écho, amènent la direction à reconnaître que le CRIV ne fonctionne pas si bien que ça.

            Sous la pression des agents la direction fait donc des propositions !

Mais elles sont encore loin de répondre à notre revendication d’augmenter de 62 agents les effectifs du CRIV (50 Régulateurs, 5 Informateurs Voyageurs, 5 Superviseurs et 2 Equipiers des Ressources Humaines).

En proposant de déployer temporairement 23 ETP (Equivalent Temps Plein) dont 3 à titre pérenne, la direction reconnaît que le dimensionnement de l’effectif n’est pas au bon niveau et que l’organisation actuelle ne fonctionne pas.

 La direction tente de réduire les problèmes à des questions de formations et de déploiement d’outils techniques, mais personne n’est dupe !

Comment croire à cette sérénité de façade quand la direction laisse entendre que les perturbations ont été limitées pendant les jours de la grève.

Forcément sur une période aussi courte (48 heures), sans rapport journalier pour avoir un réel état du service effectué et avec des agents d’encadrement réquisitionnés dans les terminus ça limite la casse.

A défaut de démontrer que l’on pourrait se passer de la régulation, le dispositif des 18 et 19 juin imaginé par la direction, prouve l’efficacité de la présence d’agents d’encadrement dans les terminus. C’est finalement le retour aux terminus avec des régulateurs !

Cette organisation palliative ne peut fonctionner que sur une courte période et l’évidente utilité des régulateurs ne peut, au regard de ces deux jours, être remise en cause.

La direction joue un « jeu dangereux » : elle mise sur le pourrissement et la division.

Devant le refus de toutes les OS de signer un protocole de sortie de conflit, les propositions étant toujours insuffisantes, la direction laisse entendre aujourd’hui, que le relevé de décisions est provisoire.

La stratégie est limpide : maintenir la pression et laisser planer le doute sur la mise en œuvre de toutes les propositions car : « le relevé de décisions n’est toujours pas signé par le directeur du département ».

Cette méthode qui consiste à jouer la montre pour déstabiliser, entamer les solidarités, voire fragiliser l’unité syndicale est bien connue : elle consiste à laisser pourrir un conflit pour démobiliser les salariés.

La direction est bien mal inspirée de jouer cette carte, en effet le nombre croissant d’arrêts maladie, d’accidents de travail et de restrictions médicales démontrent les difficultés vécues par les agents du CRIV.

 Par son ampleur et son unité, cette grève de l’encadrement a ouvert une brèche.

La direction en est parfaitement consciente et fera tout ce qui est en son pouvoir pour en limiter au maximum les suites. Le temps des promesses est révolu. Cela fait bientôt deux ans que d’adaptation en adaptation on dégrade les conditions de vie au travail, on dénature le métier de régulateur mais aussi les fonctions d’encadrants.

Seule la diminution de la charge de travail par pupitre et donc l’augmentation de l’effectif des régulateurs, Informateurs Voyageurs, Superviseurs pourra régler durablement les problèmes du CRIV.

Nous avons toutes les raisons de ne pas céder au chantage de la direction qui manœuvre pour faire croire qu’il est impossible de remettre en cause ces choix d’organisation. Les agents du CRIV ont un réel pouvoir et peuvent faire entendre leurs légitimes revendications.

            La charge de travail par pupitre doit diminuer : c’est une exigence !

 Nous avons la possibilité de continuer l’action, sous différentes formes, inscrites dans la durée et surtout coordonnées avec les agents dans les centres BUS qui subissent eux aussi les effets négatifs du CRIV. Dans ce contexte, l’UGICT/CGT-RATP propose : de construire collectivement les suites à donner lors des HIS et de continuer à travailler comme nous l’avons fait depuis le début dans l’unité syndicale la plus forte possible.

Pour télécharger/imprimer le tract : Tract CRIV Août 2015

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