CRIV une première victoire grâce à la mobilisation

Le mouvement social du CRIV peut être qualifié d’historique tant par le nombre d’agents en grève à plus de 95% que par le fait qu’il s’agissait de personnel de l’encadrement. Cette action unitaire a contraint la direction du Département BUS à reconnaître que l’organisation de travail et les moyens mis en place ne sont pas de nature à répondre aux enjeux et génèrent de la souffrance au travail. Elle a fini par revoir sa copie.

Au début du mois de septembre, dans la continuité du mouvement engagé au mois de juin et    suite à deux nouvelles alarmes sociales unitaires des organisations syndicales représentatives, la direction nous a reçu en audience pour refaire des propositions.

Des moyens nouveaux à l’effectif

La direction propose, en effet, de remettre à l’effectif des moyens supplémentaires correspondant à : 36 Emploi Temps Plein (32 régulateurs, 2 informateurs voyageurs et 2 superviseurs),

De fait, la direction reconnaît que le dimensionnement des effectifs n’était pas au bon niveau et que l’organisation mise en place depuis plus de 2 ans ne fonctionne pas.

Si les nouvelles propositions restent encore éloignées des revendications des organisations       syndicales, qui étaient pour rappel de 62 agents (50 régulateurs, 5 informateurs voyageurs,            5 superviseurs et de 2 équipiers des Ressources Humaines), la direction est contrainte à un       premier recul non négligeable.

Au mois de juin, la direction estimait que nos demandes étaient « non raisonnables ». Pourtant, ces revendications qui restent justifiées, s’appuient bien sur une nécessité pour les agents et les conditions de travail, pour un meilleur service rendu aux usagers et pour un bon au fonctionnement de l’ensemble du Département Bus notamment avec un meilleur rapport aux machinistes.

L’UGICT/CGT ne pouvait se satisfaire de simples mesures permettant de souffler un peu mais a toujours défendu l’idée de s’attaquer aux causes structurelles des difficultés; c’est-à-dire la    charge de travail et cela passe par l’ouverture de nouveaux pupitres.

L’arrivée de 32 régulateurs va dans ce sens et permettra l’ouverture d’un pupitre supplémentaire par salle, matin, après-midi et soirée et cela tous les jours de l’année. Cela dégagera aussi de la disponibilité pour aller sur le « terrain » voir et reconnaître les différentes lignes à réguler et organiser des réunions d’équipe. Les 2 informateurs voyageurs et 2 superviseurs supplémentaires donneront aussi de la disponibilité qui sera utilisée comme pour les régulateurs.

Afin d’intégrer les effectifs supplémentaires, la direction va revoir toutes les grilles de repos pour intégrer les nouveaux agents dans les roulements.

Les MAE arrivant dans ce cadre seront nommés « Maîtrise » s’ils remplissent les conditions ou à défaut quand ils les rempliront (12 ans de qualifications et 2 ans expériences en régulation)

L’UGICT/CGT-RATP apprécie ces nouvelles propositions comme une avancée significative.

C’est un encouragement à nos luttes et cela montre que lorsque nous sommes unis, on peut    faire bouger les positions de la direction.

Depuis de nombreux mois au CRIV et depuis plus longtemps dans toute l’entreprise nous            dénonçons les orientations en cours qui recherchent à tout prix une productivité accrue par     suppression de postes.

C’est bien cette situation qui dégrade l’emploi, détériore les conditions de travail pour une moins bonne qualité de service.

La lutte menée au CRIV, son écho dans l’entreprise, l’interpellation des élus du STIF a marqué des points. Pour autant si nous avons regagné 36 Emploi Temps Plein, rappelons que ce sont 250 agents de maîtrise en moins que porte ce projet.

Aujourd’hui, nous vous appelons à débattre avec vos délégués de la nouvelle situation.

L’UGICT/CGT-RATP et ses militants-es– qui ont mis toutes leurs forces dans la bataille resteront bien évidemment mobilisés et déterminés pour construire un rapport de force plus favorable aux agents.

Nous avons besoin de faire converger nos actions avec les autres secteurs de l’entreprise pour l’emploi, l’amélioration des conditions de travail en lien avec une réelle qualité de service rendue aux usagers.

Le prochain contrat STIF doit porter cette logique.

Le 8 octobre prochain, la CGT-RATP appelle à une journée d’action unitaire qui portera ces revendications.

Pour télécharger/imprimer le tract : Tract CRIV septembre 2015

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