Avenir des agents et de la RATP

pour télécharger le tract : 20180322 V2 Tract CGT-RATP statut RATP 22 mars

CASSER LE STATUT DU PERSONNEL POUR FAIRE DES AGENTS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT DANS LA JUNGLE DE LA CONCURRENCE…C’EST NON !

La RATP fait face à de grands enjeux d’avenir, ceux de notre temps appellent à renforcer notre service public et non à le livrer en pâture à des marchés financiers dont l’intérêt ne réside que dans la captation de richesses, l’atteinte d’objectifs financiers de rentabilité, en totale opposition avec le sens et les valeurs du service public dont la rentabilité sociale et environnementale prévalent sur toute autre considération.
La force première de la RATP réside dans les femmes et les hommes qui, chaque jour et à toutes heures du jour et de la nuit, œuvrent pour le service public, subissant des contraintes particulières. C’est dans ce cadre et pour pallier ces sujétions qu’un certain nombre de dispositions et d’accords ont été mis en place permettant une légitime compensation. C’est le cas du statut du personnel de la RATP.

CONTRAIREMENT À CERTAINES IDÉES REÇUES, LE STATUT DU PERSONNEL n’a pas été mis en place pour compenser les contraintes liées au service public, il est l’outil qui permet sa pleine réalisation :
• En mettant en place un régime spécial, le statut permet aux agents d’être mieux soignés tout au long de leur carrière et cela a des impacts positifs importants et durables aussi sur le présentéisme.
• En garantissant l’emploi, le statut permet à chacune et chacun de pouvoir construire sa vie, dégagé des soucis et des incidences néfastes de la précarité sociale telles que vécues par des millions de salariés en France. Cela participe à l’attachement des agents à l’entreprise publique.
• Il constitue un socle social de haut niveau qui devrait inspirer le législateur s’il ne veut pas faire du dumping social et donc de la régression sociale l’objectif de l’ouverture à la concurrence des réseaux de la RATP.

RÉSISTER AU DOGME DE L’OUVERTURE À LA CONCURRENCE …

La question posée aujourd’hui n’est pas seulement celle de l’avenir de la SNCF, de la RATP ou d’autres entreprises publiques en tant que telles, mais celle de l’avenir du service public au regard des besoins de notre époque, des enjeux de notre temps et de notre conception de la société.
A terme, la RATP aura à subir les mêmes attaques, les mêmes remises en cause, la même tentative de stigmatisation d’un service public qui, pourtant, a fait depuis sa création, la démonstration de son efficacité sociale, économique et environnementale.
Attention, ce qui prévaudra pour l’avenir de la SNCF sera
similaire à ce qui construira l’avenir de la RATP !

Le 22 mars prochain, la CGT-RATP a décidé d’appeler les salariés de la RATP à cesser le travail, à faire grève et à participer à la manifestation à Paris.
Notre appel à la mobilisation s’inscrit dans notre refus de voir remettre en cause le service public dans ses missions, notre dénonciation d’un changement de statut des EPIC au profit de formes juridiques qui permettront à court ou moyen terme d’ouvrir le capital de ces dernières et de privatiser les grandes entreprises publiques nationales
que sont la SNCF et la RATP.
Le 22 mars prochain, nous appelons aussi les salariés de la RATP à exprimer leur mécontentement sur les questions propres à l’entreprise, tels la modération salariale subie, cette année encore, le gel de la valeur du point, l’abaissement des congés« soins enfants», la mise en place d’une journée de carence en cas d’arrêt maladie, l’augmentation de la CSG…
Autant de mauvais coups qui, s’ajoutant à la suppression de centaines de postes et à la
dégradation des conditions de travail qu’elle provoque, créent mécontentement social et
aspiration à voir mettre en place, à la RATP, une autre politique.

 

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