Conseil d’Administration : Rétablissons la vérité

Pour télécharger le tract : Election au conseil d’administration

Elections des représentants salariés au Conseil d’administration de la RATP
QUELQUES VÉRITÉS BONNES À RAPPELER
L a campagne électorale en cours pour l’élection des représentants salariés au CA de la RATP justifie-t-elle toutes les calomnies ?
Apparemment oui pour l’UNSA qui vient d’éditer un tract ignoble accusant les élus CGT de cautionner tous les mauvais coups que subissent les personnels de la RATP.
Alors, pour que chacun puisse juger, voici quelques faits récents…
VOTE DU BUDGET RÉVISÉ 2019 de la RATP par le Conseil d’administration du 29 mars :
Ce budget prévoit notamment :
• 415 suppressions d’emplois (la « productivité » avec Diapason et les autres mesures) ;
• Une évolution de la masse salariale inférieure à l’inflation prévue et donc entérinant une nouvelle perte de pouvoir d’achat pour les agents ;
• 75 millions d’€ de dotation de capital aux filiales de la RATP.
Résultat du vote :
5 CONTRE (4 CGT, 1 SUD) ;
21 POUR (3 UNSA, 1 CFE-CGC, 17 représentants
du gouvernement ou personnalités nommées par lui).
ACCORD SALARIAL 2019 :
Cet accord ne coûte à la RATP que 8 millions d’€.
Or, le résultat net de l’entreprise pour 2018 est de … 248 millions d’€.
C’est 106 millions de plus que ce que prévoit le contrat signé avec IdFM.
Il y avait là de quoi augmenter les salaires de tous les agents de 4% !
C’est ce qu’a dit la CGT, refusant de signer cet accord au rabais, et appelant les salariés à la mobilisation.

En revanche, c’est bien l’UNSA qui a accepté l’argument de la direction et du gouvernement selon lequel « On ne pouvait pas donner plus » et qui a signé l’accord.
ALORS, QUI DÉFEND VRAIMENT LES SALARIÉS ?
En attaquant la CGT et ses élus, non seulement l’UNSA vous ment, mais elle cherche à masquer la réalité de ses positions.
Ce n’est pas de notre côté qu’il faut chercher ceux qui accompagnent la politique du gouvernement et de la direction.
Les salariés de la RATP sont pourtant en droit d’attendre des organisations syndicales autre chose que des basses manoeuvres et des attaques mensongères dans le seul but de faire des voix.
Aujourd’hui, les attaques contre l’entreprise publique et son modèle social atteignent un niveau sans précédent. Face à elles, il y a besoin de se rassembler pour dire non aux reculs sociaux et imposer d’autres choix.
Toutes ces années, les élus CGT au Conseil d’administration n’ont cessé de dénoncer les choix d’austérité, la productivité et la dégradation des conditions de travail, la privatisation de l’entreprise publique et la casse de notre Statut.
Ils ont aussi montré comment on pouvait donner une autre orientation à la RATP, par exemple en utilisant l’argent qui existe pour investir dans le social (les salaires, les qualifications, la formation). Et ils l’ont fait en recherchant en permanence l’unité syndicale la plus large autour de ces exigences. De multiples déclarations communes aux représentants salariés ont pu se faire au Conseil d’administration grâce à leurs efforts. Ils vont continuer dans ce sens.
C’est cette conception là du syndicalisme que vous pourrez plébisciter dans quelques jours en votant pour la liste CGT.

Les commentaires sont fermés.