Sous-filière B2 : Mâitrise pour toutes et tous

Pour télécharger le tract : Tract GMDT GT la Maîtrise pour tous 102020

Une revendication de la CGT sur de bons rails…la catégorie Maîtrise étendue à l’ensemble des B2, c’est presque acquis. L’opiniâtreté de la CGT aura payé !
Lors de l’audience du 06 octobre 2020, la Direction de MTS l’a annoncé. En cela, elle répond à près de 25 ans de lutte et d’acharnement de la CGT, et des agents B2, pour retrouver ce qu’elles et ils avaient perdu.
Ce passage à la catégorie Maîtrise pour toutes et tous se ferait progressivement sur 4 ans : 60 nominations en 2021, 25 nominations en 2022, 25 nominations en 2023 et 30 nominations en 2024. Toutes les modalités ne sont pas encore définies.
Néanmoins, le passage ne se fera pas de façon automatique, ni sans contreparties…
La Direction souhaite que les agents se positionnent préalablement en mode « Agent de Maîtrise » et ainsi s’impliquent pleinement (sic) dans l’atteinte des objectifs de la ligne.
Au regard de ce qu’ils produisent quotidiennement et du rôle essentiel qu’ils assurent dans la production de la ligne, ils n’ont pourtant plus grand-chose à prouver. La Direction devra donc être plus explicite quant à ses attentes…
Si ce passage à la Maîtrise est effectif, ce sera la fin annoncée de la sous filière B2. Les GT et GMDT se nommeront « Agents de Maîtrise Spécialisés Mouvement des Trains ».
Le passage à la catégorie maîtrise ne sera pas une simple formalité :
 La première condition sera d’avoir 4 ans de qualification de GMDT.
 La deuxième condition est la réussite à une évaluation :
– Pour les candidats ayant 4 ans de qualification GMDT et au moins 10 ans de qualification RATP, une formation obligatoire devra être validée par une épreuve de type QCM ;
– Pour les candidats ayant 4 ans de qualification GMDT et moins de 10 ans de qualification RATP, une formation obligatoire devra être validée par une épreuve de type QCM et confirmée par un entretien individuel.
En cas d’échec à l’évaluation, chaque candidat.e aura la possibilité de se présenter une seconde fois à l’examen.
En cas de nouvel échec, la situation de l’agent sera plus compliquée…il lui faudra alors trouver un reclassement ou se qualifier sur un nouveau métier.
Au regard de la politique d’entreprise actuelle, des restructurations et suppressions de postes, des plans d’entreprise comme DIAPASON, les possibilités de reclassement deviennent très aléatoires. Aussi le futur texte devra apporter toutes les garanties aux agent.e.s concerné.e.s quant à leur devenir dans l’entreprise.
Dans le contexte général d’entreprise d’économies de grande échelle, la Direction attend des contreparties à ces nominations. Quelles qu’elles soient, la CGT ne bradera la sous-filière B2.
Si la Direction garantit le maintien des effectifs actuels ainsi que les roulements, elle souhaite rendre obligatoire et sans aucune compensation les prises et fins de service au terminus opposé.
Cette décision n’est pas sans conséquences sur l’équilibre vie personnelle/vie professionnelle des agent.e.s et devra donc être rediscutée lors de la prochaine rencontre. De même au regard du prix des carburants et des conditions de circulation en région Ile-de-France, l’impact financier pour les agents est significatif.
La Direction envisage aussi de supprimer la prime de production actuelle pour la remplacer par la prime de fonction, soit une perte d’environ 30 euros mensuels. A discuter.
Pour ce qui est des mutations, elles disparaitront pour être remplacées par des fiches de poste, ce qui est la règle pour tous les Agents de Maîtrise.
La liste des contreparties n’est pas exhaustive, et elle sera l’objet des prochaines discussions prévues en novembre. La CGT est et restera vigilante.
Le dernier point de cette audience concerne le recrutement.
 Pour ce qui est du recrutement interne à l’entreprise, il se fera par l’intermédiaire de la Promotion Interne vers l’Encadrement (PIE) ou de manière protocolaire.
 Pour ce qui est des embauches extérieures, elles se feront, comme pour tous les Agents de Maîtrise de l’entreprise à niveau BAC +2/+3.
Ces recrutements seraient engagés dès le début de l’année 2021 et en premier lieu pour combler les manques d’effectifs des Gestionnaires de Terminus.
Il nous faudra en outre clarifier l’impact du futur texte sur les GT.
Ils sont certes déjà Agents de Maîtrise, mais ne méritent-ils pas aussi de nouvelles avancées sociales ?
Cette qualification qui est au coeur de l’exploitation mérite d’être mieux reconnue et de fait, de nouvelles perspectives doivent leur être offertes. La CGT revendique de plus larges passerelles vers les métiers de CREG, voire de superviseur de régulation (SR) sur les lignes automatiques, ou encore de nouvelles perspectives comme l’accès au métier de formateur.trice à FRT.
D’autre part, depuis bien longtemps la CGT revendique un dimensionnement de 15 GT par PCC décentralisé.
La Direction propose que les postes écoles dans les PCC décentralisés soient transformés en poste GT au synoptique. C’est une avancée mais elle est insuffisante pour la CGT, car cela n’augmente pas l’armement actuel des postes GT dans les PCC.
Les GT ne peuvent pas être les grands oubliés de ce nouveau texte qui doit concerner l’ensemble des agents et agentes de la sous filière B2.
Pour le moment, les négociations n’étant pas terminées et aucun document officiel n’ayant été remis aux organisations syndicales, la CGT ne se positionne pas encore sur l’ensemble de ces propositions.
Pour autant, nous nous félicitons de cette éventuelle nomination Maîtrise pour l’ensemble des agent.e.s B2, principale revendication de la CGT depuis très longtemps.
Néanmoins, nous n’accepterons pas de le faire à n’importe quel prix. La CGT ne bradera pas les conditions de travail et de vie des salariés contre un déroulement de carrière amélioré.

Diapason saison 4 : un plan social qui passe la vitesse supérieure

Rappel : Le programme Diapason a été lancé en avril 2018 à l’initiative de CGF sur une durée de 7 années. Il est piloté conjointement par CGF et GIS.

L’objectif annoncé est de réduire l’écart supposé de compétitivité de la RATP avec ses concurrents en réduisant le coût des fonctions supports….

Pour lire la suite télécharger le tract : 2020-10 – Tract DIAPASON v5

SEM : L’encadrement doit être considéré

Pour télécharger le tract : Evolution des métiers SEM 102020 (1)

Les discussions portant sur une « Evolution du service et des métiers en gare et station » ont été initiées récemment par la Direction du Département SEM.
Sur les 15 pages que compte le document remis aux organisations syndicales qui sert de support pour la négociation, 2 concernent « Le rôle incontournable du manager de proximité ».
Au regard des premiers échanges avec la Direction, il ressort que le métier des encadrants de proximité à SEM ne sera pas révolutionné dans ce dossier…L’ensemble des tâches administratives sera conservé, ce que nous déplorons.
Avec un certain flou, l’entreprise souhaite néanmoins engager des « Réflexions sur l’organisation de travail des managers de manière à promouvoir l’autonomie et les prises d’initiative. » Comprendra qui pourra !
Pour l’UGICT/CGT-RATP, organisation syndicale spécifique de la CGT pour l’encadrement, ce dossier est l’occasion de porter un certain nombre d’exigences.
A l’heure ou l’entreprise s’interroge sur « sa raison d’être », les encadrants de SEM s’interrogent eux sur le sens au travail, leurs conditions et règles d’utilisation, leur droit à la déconnexion, etc.
Ce dossier est donc, pour l’UGICT/CGT-RATP, l’opportunité d’ouvrir des discussions sur ces différents thèmes.
 Alors que l’exercice du métier se fait dans un collectif de travail, les objectifs individuels toujours plus contraignants se multiplient ;
 Alors que la réglementation existe (G19), les encadrants sont utilisés en dehors de toute règle : repos écourtés, travail les jours de repos, changements de services qui se multiplient, activités pour le compte de MTS, organisation des prises et fins de service en tous points de la ligne, etc. ;
 Alors que le droit à la déconnexion existe, les encadrants sont interpellés lors des congés ou des repos par tous les moyens de communication disponibles, y compris sur des groupes de réseaux sociaux. Les encadrants voient aux contraintes de leurs horaires s’ajouter la contrainte d’une disponibilité souhaitée totale par la direction ;
 Alors qu’ils ont un travail prescrit, les encadrants sont utilisés parfois pour pallier des manques d’effectifs d’opérateurs et de plus en plus à des tâches qui ne sont pas en relation avec leur qualification initiale…

De même, au fil des réorganisations, les encadrants de SEM sont devenus des agents administratifs, et ce, au détriment du management de proximité qui est une de leur raison d’être.
Pour l’UGICT/CGT-RATP il faut des règles !
Si la Direction du Département ouvre la porte pour discuter des conditions d’utilisation des opérateurs (S15) pour les points qui l’intéresse (sic), elle la ferme immédiatement pour les encadrants…
Pour l’UGICT/CGT-RATP, l’encadrement aussi doit être considéré et avoir des règles d’utilisation afin de conserver une qualité de vie au travail et de concilier vie personnelle et vie professionnelle !
L’UGICT/CGT-RATP, à rebours de ce qui est développé par l’entreprise, porte l’idée d’un management qui replace le travail prescrit et l’humain au centre des organisations et développe la dimension de collectifs de travail, en lien avec les règles du métier.
C’est une tout autre conception de la relation au travail, en opposition avec la logique de mise en compétition des agents, pour une reconnaissance du travail réel, de son utilité et des qualifications.
Les encadrants de SEM, dont la double raison d’être est d’assurer la continuité du service public et le management de proximité des opérateurs de l’exploitation, doivent pouvoir exercer pleinement leur métier dans le respect de leurs conditions de vie et de travail, en étant dégagés des tâches administratives, avec un réel droit à la déconnexion.
Ce sont des impératifs qui doivent être discutés pour que les
encadrants des réseaux ferrés retrouvent du sens au travail ;
c’est ce que revendique et porte l’UGICT/CGT-RATP.

Quel avenir pour les B2 ?

Pour télécharger le tract : Tract GMDT GT 102020

Le mardi 06 octobre, la CGT sera de nouveau reçue en audience pour poursuivre les négociations sur un éventuel avenant numéro 2 au protocole GMdT ; un nouveau protocole n’est pour autant pas exclu.
Depuis quelques jours une rumeur fait bruit sur la possibilité de nommer « Maîtrise » l’ensemble des GMdT du réseau, certains annonçant même que si les B2 ne le sont pas aujourd’hui, c’est parce que la CGT l’aurait refusée en 2007. La belle affaire !
Cette remarque nous amène à faire un petit rappel historique sur le déroulement de carrière des agents de la sous-filière B2…
 Jusqu’en 1995 les chefs de manoeuvre déroulaient jusqu’à la E7 et les Agents Remplacement Départ jusqu’à la E9. Tous les Chefs de Départ et les Chefs de Transport étaient positionnés « Maîtrise ».
 En décembre 1995, l’UNSA, qui se nommait SAT à l’époque, la CFDT et la CFE-CGC signaient un protocole modifiant le déroulement de carrière des B2 qui instaurait les quotas et les fourchettes, ainsi que les EAP. Ce texte prévoyait un avancement jusqu’à la E8 pour les agents de manoeuvre et jusqu’à la E10 pour les Agents Manoeuvre Départ.
Mais surtout, ce protocole a supprimé l’accès à la Maîtrise pour les AMD/AMT accédant
au poste de Chef de Départ/Chef de Transport, donc la fin de la « Maîtrise » pour les B2.
L’histoire prouve donc que ce sont les autonomes, bien aidés par la CFDT et
la CFE-CGC, qui ont supprimé la « Maîtrise » aux agents de la sous-filière B2.
 Dans le cadre de la modernisation du métro avec la mise en place des PCC décentralisés en 2002, le protocole Ouragan, puis son avenant numéro 1, ont rouvert l’accès à la catégorie encadrement et donc permis la nomination de 10 Chefs de Départ Maîtrise pour chaque ligne modernisée, ainsi que l’ouverture aux niveaux 11 et 12 pour les AMD. L’histoire retiendra surtout que c’est ce protocole qui a supprimé près de 300 postes, donc 300 emplois, chez les B2.
Encore une fois, c’est l’UNSA qui entérine ce texte aidée par la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC.
La modernisation voulue par le protocole OURAGAN n’étant jamais allée à son terme, de nombreux Chefs de Départ, ainsi que ceux nommés entre 2008 et 2012, sont restés dans la catégorie exécution.
Ainsi, encore aujourd’hui, des GMdT qui étaient chefs de départ à l’époque, sont toujours dans lacatégorie « opérateur » et de fait les laissés-pour-compte de la sous filière B2. On dit merci qui ?
Alors, non seulement la CGT n’est pas responsable de la suppression de la « Maîtrise »
pour les B2, mais surtout, depuis 1995 nous n’avons jamais cessé de la revendiquer !
Si aujourd’hui la possibilité d’ouvrir à nouveau la catégorie Maîtrise à l’ensemble des agents de la sous-filière B2 se présente, évidemment la CGT s’y inscrira pleinement mais pas à n’importe quel prix… Comme nous l’a dit très clairement la Direction du département, toute nouvelle avancée sociale ne se fera qu’avec des contreparties…Lesquelles ? Emploi, conditions de travail, conditions d’utilisation, etc. La CGT ne bradera pas tout ça !
La CGT ira donc à cette nouvelle audience en portant toujours cette revendication et refusera catégoriquement toutes contreparties indécentes.
Cela fait plus de 20 ans que les différentes Directions du département ne cessent de répéter que la sous filière B2 est une catégorie, aux regards de ses fonctions et responsabilités, sous évaluée.
Alors Mesdames et Messieurs de la direction, il serait temps de
mettre des actes forts en face de vos paroles !
Cela dit, cette transposition « Maîtrise » qu’il serait soit disant possible de négocier, ne sont pour le moment que des bruits de tunnel. D’ailleurs le document que nous a remis la Direction pour cette négociation, ne fait aucunement allusion à cette possibilité…
Si nous allons porter cette revendication, nous nous préparons à devoir négocier sur la base du document fourni et porter l’ensemble de nos revendications, à savoir :
 un déroulement de carrière allant jusqu’à la E17 en 33 ans avec passage automatique tous les 3 ans (la direction propose pour le moment un déroulement en 35 ans avec des passages en 2, 3 et 4 ans) ;
 avancement au 1er janvier de l’année considérée ;
 prise en compte spécifique pour les agents qui sont aujourd’hui en fin de carrière ;
 allocation de la prime production aux GT et non pas la supprimer aux GMdT Maîtrise comme la direction l’envisage ;
 transfert d’une partie de la prime production vers le salaire statutaire ;
 réorganisation des mutations qui aujourd’hui manquent de transparence ;
 une meilleure répartition des colonnes GMdT Maîtrise sur le réseau ;
 révision de la notion titulaire/réserve ;
 réflexion visant à améliorer le contenu de la fiche de poste des GMdT Maîtrise ;
 effectif de 15 GT pour chaque PCC décentralisé ;
 possibilité de faire évoluer les GT vers les métiers d’exploitation sur les lignes automatiques mais également vers des métiers comme formateur ;
 recrutement extérieur des GT.
Cette liste n’est pas exhaustive…La CGT ne s’interdira rien en matière de revendications lors de cette audience et portera haut et fort les intérêts des GMdT et des GT.