19 AVRIL : JOURNÉE DE CONVERGENCE DES LUTTES !

Pour télécharger le tract : 2018 04 06 Tract CGT RATP 19 avril V3 (1)

Le 22 mars, les salariés de la fonction publique, des entreprises privées et publiques, les cheminots, étaient en arrêt de travail et en manifestation dans tout le pays à l’appel de la CGT.
Il ne s’agissait pas de construire une mobilisation de solidarité mais bien pour gagner sur nos revendications. Nous exigeons une autre action politique du gouvernement pour renforcer le service public et que les directions répondent aux revendications des salarié-e-s.

A LA RATP, LA CGT PROPOSE À TOUTES ET TOUS D’AGIR LE 19 AVRIL POUR UNE ALTERNATIVE DE PROGRÈS SOCIAL AUTOUR :
Avec un résultat financier net de 213 M€ pour 2017, soit + 50% par rapport à 2016.
Nous ne sommes pas dupes car en replaçant dans les résultats financiers d’années en années nous modérons une vision optimiste, la RATP récolte les fruits d’une politique sociale quasi au point mort, d’une politique salariale qui impacte négativement la rémunération pérenne des agents, des suppressions de postes par centaines qui génèrent des dégradations importantes des conditions de travail.
Toutefois, il n’en reste pas moins vrai que ces résultats sont le fruit du travail et de l’investissement des agents.

La CGT-RATP a déposé une alarme sociale pour éxiger la réouverture des négociations sur les salaires.

Malgré un Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’ EMPLOI (CICE) de plus de 50 M€, la direction a supprimé 504 emplois en 2017.
A l’heure où des millions de personnes peinent à trouver un emploi, ceux qui en ont un, subissent une intensification de leur travail avec un recours ou pas au temps supplémentaires (TS) pour l’absorber.
Il est temps d’ouvrir les négociations autour de la réduction du temps de travail à 32 heures pour travailler tous et mieux.

Depuis le début de l’année, nous avons accumulé les mauvais coups allant de la mise en place de la journée de carence en cas d’arrêt maladie, de l’augmentation de la CSG sans gain de pouvoir d’achat, d’abaissement des droits dans le cadre des congés « enfants malades » …
La CGT-RATP ne cultive ni le fatalisme, ni le renoncement. Le progrès social est tout ce qui nous guide : des salaires, des pensions, des garanties collectives et une protection sociale de haut niveau sont aussi les moyens nécessaires pour assumer notre mission de Service Public de qualité qui transporte aujourd’hui 12 millions de voyageurs / jour.

Il n’y a pas d’industrie sans Service Public et inversement. Le dogme libéral ambient nous assène à longueur de médias que c’est le marché qui répondra à tous nos maux de la société.
C’est faux, la concurrence est trop souvent faussée car les détenteurs des capitaux se partagent le « gâteau » (l’argent public) avec une course aux profits qui impacte négativement les salariés et les usagers.
A la RATP des menaces existent comme à la maintenance où de réelles menaces planent sur le site industriel de Championnet (AC). La CGT proposera un projet industriel pour valoriser l’utilité de ce site qui constitue un élément incontournable
dans notre entreprise INTEGREE.

LA CGT-RATP, SES MILITANTS, SES SYNDIQUÉS SONT À PIED D’OEUVRE
POUR ÉLEVER LE RAPPORT DE FORCE POUR LA SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS. POUR ÊTRE PLUS FORT, IL FAUT ÊTRE PLUS NOMBREUX.

AVEC LA CGT-RATP, AGISSEZ, MOBILISEZ-VOUS !
RENDEZ-VOUS À 10H30 AU SIÈGE DE LA RATP !

 

Ouverture à la concurrence…

Pour télécharger le tract : Lettre encadrement Spécial BO v2

Le règlement OSP adopté en 2007 a imposé la libéralisation des transports urbains. Fin 2009, la loi française en a défini les modalités d’application pour l’Ile-de-France.
Ainsi, depuis, l’exploitation de toute nouvelle ligne est soumise à un appel d’offres. Les lignes du réseau historique de la RATP seront, quant à elles, ouvertes à la concurrence en 2025 pour les bus, 2030 pour les tramways et 2040 pour les métros et les RER.
A la RATP, l’ouverture à la concurrence est utilisée comme prétexte pour nous imposer une productivité qui se traduit par des centaines de suppressions de postes, la mise en cause de nos conditions de travail, le recul de nos droits au nom de la « compétitivité ».
La concurrence sert aussi à justifier une remise en cause de l’EPIC qui voit son périmètre se réduire au profit du groupe RATP.
Après le transfert de la billettique à Ixxi, c’est maintenant l’annonce de la création d’une filiale à M2E, et surtout la volonté affichée de faire exploiter par RATP DEV les nouvelles lignes qui seront attribuées par IDFM à la RATP.
La CGT dénonce cette logique pour plusieurs raisons :
• La concurrence ne sert qu’à favoriser la pénétration d’intérêts privés, pour lesquels la rémunération des actionnaires prime sur la qualité de service et l’intérêt général ;
• La concurrence va multiplier les opérateurs, mettant en cause les avantages liés à la notion de réseau multimodal intégré ;
• La concurrence engendre un dumping social puisque la règle du « moins disant » s’applique d’abord sur les dépenses de personnel qui sont la principale composante du prix de revient du transport.
• *Au Royaume Uni, 76% des Britanniques souhaitent la renationalisation des chemins de fer. Selon des estimations du parti Travailliste, le prix des billets a augmenté de 27% depuis 2010.
• **Les Britanniques déboursent six fois plus que les Français pour se rendre sur leur lieu de travail, 14% de leur revenu mensuel, contre 2% pour les usagers de l’Île-de-France et ce pour un service dégradé. Le prix du pass à Londres est de plus de 300€ par mois.
C’est pourquoi la CGT combat le règlement OSP et sa déclinaison dans la loi française.
Elle agit pour une construction européenne fondée sur l’objectif de progrès social et non plus sur le règne de la « concurrence libre et non faussée », et pour que les Services Publics soient reconnus et placés en dehors de la sphère marchande.

*The Guardian 1/10/2017 – **Libération 25/2/2018

Tout en combattant la logique de libéralisation des réseaux, nous portons 2 exigences pour contrecarrer la tendance à l’abaissement des droits sociaux…

1. La création d’un Statut unifié des salarié-e-s du transport
Dans la logique libérale, les statuts comme celui des personnels de la RATP doivent disparaître pour être remplacés par de simples contrats de travail, régis par des conventions collectives avec des droits tirés vers le bas. Nous proposons au contraire d’étendre la notion de statut à l’ensemble des salariés qui contribuent au service public de transport.
La création d’un tel Statut unifié doit permettre à chacun-e de disposer de droits individuels attachés à la personne, cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre et opposables à tout employeur.
Notamment, le droit à un emploi pérenne, le droit à un salaire et à une progression de carrière, le droit à la formation professionnelle, le droit à une protection sociale de haut niveau, le droit d’accès à un logement décent, le droit à la retraite à 60 ans avec la prise en compte de la pénibilité qui doit se traduire par un accès à la retraite anticipée à taux plein.
Pour bâtir ce Statut unifié, l’actuel Statut du personnel de la RATP est un repère essentiel.
Ses dispositions constituent, sur beaucoup d’aspects, une référence qu’il s’agit d’étendre à l’ensemble des travailleurs du transport public, tout en y intégrant des améliorations.

2. L’élaboration d’un socle social harmonisé de haut niveau
Si concurrence il y a, elle doit être orientée vers le mieux-disant et non vers le moins-disant social.
C’est le but d’un « socle social harmonisé de haut niveau » s’imposant à tous les opérateurs Franciliens, actuels ou futurs.
Cela passe par un décret-cadre fixant des obligations en matière de conditions de travail, car c’est la question centrale sur laquelle s’exerce aujourd’hui le dumping social.
Les minima fixés par ce décret constitueront autant d’obligations légales que tout accord collectif ou disposition règlementaire propre au secteur ou à une entreprise de ce secteur devra respecter.
Ce décret devra notamment intégrer l’objectif général de réduction du temps de travail à 32 heures et le décliner pour les différentes catégories de personnel, en prévoyant des dispositions spécifiques pour les travailleurs de nuit.

La concurrence n’est pas inéluctable, à la CGT nous préférons être force de propositions au lieu de la subir !