Dématérialisation au Contrôle Des Ventes : Et les effectifs ?

Pour télécharger le tract : Dématérialisation du CDV 052017

Dans le cadre de la dématérialisation du processus de certification des ventes et de ses impacts sur l’organisation du Contrôle Des Ventes, une plurisyndicale de négociation s’est tenue le mercredi 10 mai 2017.

Le dossier ne porte pas en lui une réorganisation en profondeur du secteur, les objectifs et les règles de gestion du Contrôle Des Ventes restent inchangés.
Comme la CGT l’a déjà exprimé, les bureaux opérationnels ne seront que faiblement impactés par cette évolution technologique, ce qui n’est pas le cas des bureaux de tri du courrier.
L’objectif de la dématérialisation étant de remplacer le transfert des informations comptables en support papier par un flux numérique, la charge de travail des agents du tri du courrier sera impactée de manière significative par cette modernisation.
Si lors des premiers échanges, la direction affichait clairement sa volonté de supprimer 6 postes d’agents en charge du tri du courrier et un poste de cadre, ces objectifs ne sont plus matérialisés dans ce dernier dossier de négociation. Les postes seront bien supprimés mais rien n’est écrit…
Confortant une posture visant à ne plus afficher ce que seront les effectifs dans la future organisation, la Direction se refuse catégoriquement à transcrire ces chiffres dans le protocole.
Une organisation de travail ne peut fonctionner que si les effectifs qui lui correspondent sont au bon niveau.
Or, dans ce protocole aucun chiffrage des effectifs n’est quantifié et ce, quelle que soit la catégorie de personnels.
La CGT fait de cette question un point de blocage car le niveau des effectifs conditionne les conditions de vie et de travail.
Malgré ces suppressions de postes annoncées, la CGT a souhaité participer de façon positive aux échanges avec la Direction afin de porter une certaine qualité de vie au travail favorable à l’ensemble des agents du CDV.

De même, et la CGT le déplore fortement, les qualifications des opérateurs ne sont pas précisées dans ce texte. Qui est opérateur, qui est opérateur Métier de Développement ? Aucune précision…
Si, pour la Direction, il n’est plus question de présenter l’armement des entités par le biais de synoptiques, ceux-ci donnant une trop forte visibilité de la situation dans le temps, il nous semble compliqué d’apposer la signature de notre syndicat sur ce protocole en l’absence d’engagements écrits sur les effectifs, cela reviendrait à signer un chèque en blanc !
La CGT déplore cette posture de la Direction, car comme dans toutes les négociations où elle est présente, la CGT a été force de propositions dont un certain nombre se retrouvent aujourd’hui dans le dossier, comme :
 La formalisation dans le protocole de l’accueil au sein du CDV d’agents détachés ;
 La construction de parcours professionnels au sein du CDV et dans l’entreprise dans la filière comptabilité et gestion ;
 La création d’un poste d’agent de maîtrise assistant administratif.
Concernant le volet social, la CGT-RATP a porté la revendication de mesures pérennes, à savoir l’équivalent de 10 points sur le salaire pour tous les agents du Contrôle Des Ventes.
Suivant une logique maintenant en cours dans l’entreprise et accompagnée par certaines organisations syndicales, la Direction s’est positionnée pour un accompagnement par la prime…
Au regard de ces éléments, la CGT-RATP ne signera pas le protocole d’accord relatif à la dématérialisation du processus de certification de ventes.

TLA : Quelle considération pour l’encadrement ?

Pour télécharger le tract : Tract RER TLA PA SACEM

 

Le 19 avril 2017, l’UGICT/CGT-RATP a déposé une alarme sociale auprès de la Direction du RER, pour le motif suivant :

Non-respect de l’article 2-3 de « l’Accord Cadre du 29/07/2016 pour une modernisation de la conduite et une amélioration de la qualité de vie au   travail au service des voyageurs » concernant la non reconnaissance de      l’encadrement lors des négociations relatives à l’accord de Mise en place du PA SACEM sur la ligne A du RER.

 En effet, l’accord cadre du 29 juillet 2016, prévoit dans son article 2-3 que : « L’investissement du management de proximité et des fonctions support de ligne est indispensable à la réussite de ces projets liés à la conduite. Les négociations locales actées dans le présent accord cadre en tiendront compte en fonction de l’accompagnement managérial nécessaire. ».

Ainsi, l’UGICT/CGT-RATP constate que la Direction du département RER refuse dans ce dossier de mise en place du PA SACEM sur la ligne A, de reconnaître cet accompagnement spécifique.

La Direction du RER admet que le personnel d’encadrement de la Ligne A participera activement au déploiement de cette technologie, ce qui va constituer une charge de travail supplémentaire, mais considère que cela fait partie intégrante de ses attributions et ne souhaite pas reconnaître particulièrement son implication qui va pourtant permettre la bonne mise en œuvre du projet.

La Direction considère que la mise en place du pilotage automatique SACEM concerne exclusivement les conducteurs et bien que l’encadrement de la Ligne A participera à la mise en œuvre, notamment en dispensant les formations, instructions ou accompagnements nécessaires, la reconnaissance du management se fera au travers de l’avancement ou de l’attribution, en fonction de l’atteinte des objectifs individuels, de la prime de résultat….

Fermez le ban !

L’UGICT/CGT-RATP s’étonne que les signataires, à savoir l’UNSA et Force Ouvrière n’exigent pas le respect de l’accord  cadre qu’ils ont avalisé en apposant leur signature.

Les intérêts de l’encadrement passeraient-ils au second rang?

Face à ce positionnement qui vise à ne pas reconnaître l’implication des agents d’encadrement dans ce dossier et alors que l’accord cadre du 29 juillet 2016 le prévoit,  l’UGICT/CGT-RATP a émis un constat de désaccord pour conclure son alarme sociale.

L’UGICT/CGT-RATP, organisation spécifique de la CGT pour l’encadrement, demande que la direction du RER revienne sur son positionnement actuel et porte un signe de reconnaissance vers les agents d’encadrement sans qui, la mise en place du pilotage automatique SACEM sur la Ligne A ne pourra se faire dans de bonnes conditions.

 

 

Automatisation ligne 4, volet encadrement : Et les effectifs ?

Pour télécharger le tract : Tract L4 Automatisation volet encadrement

Dans le cadre de l’automatisation de la ligne 4, un protocole d’accord portant sur l’organisation de l’encadrement est proposé aux organisations syndicales.

S’inspirant de ce qui a été mis en place sur les lignes 14 et 1 en termes   d’organisation du travail et de définition des postes, ce texte voit en plus la création d’un nouveau métier pour une ligne automatique, à savoir Superviseur Des Espaces, spécialement dédié à l’encadrement des agents de station avec une qualification de MLE.

Si lors des premiers échanges, la Direction envisageait la mise en place de 4 SDE, la CGT a porté la revendication d’avoir un SDE/secteur/service pour les services jour et mixte ainsi que 2 SDE supplémentaires en   charge de la Maîtrise du territoire et de la Gestion des lieux. La CGT-RATP se félicite que sa revendication ait eu un écho favorable.

Si les grandes lignes de ce projet semblent acceptables en terme d’organisation du travail, d’accompagnement des agents dans leur futur métier, la grande inconnue reste pour nous les effectifs.

Confortant une posture qui se refuse à afficher ce que seront les effectifs dans la future organisation,     la Direction de la ligne 4 a bien évoqué, lors des        audiences, la cible pour chacune des catégories, mais se refuse à transcrire ces chiffres dans le protocole.

Une organisation de travail ne peut fonctionner seulement si les effectifs qui lui corresponde sont au bon niveau.

Or, dans ce protocole seul le chiffrage des SDE est quantifié et rien pour les autres catégories.

Combien de SPE?

Combien de SE?

Il est vrai que lors des négociations, seule la CGT a interpellé la Direction sur cette problématique.

La CGT fait de cette question un point de blocage car le niveau des   effectifs conditionne les conditions de vie et de travail. D’ailleurs la Direction de la ligne 4 ne s’en cache pas, les effectifs peuvent être   remis en cause chaque année par une baisse du budget notifié !

Si, pour la Direction, il n’est plus question de présenter l’armement de la ligne par le biais de synoptiques, ceux-ci donnant une trop forte      visibilité de la situation dans le temps, il nous semble compliqué d’apposer la signature de notre syndicat sur le protocole en l’absence d’engagements écrits sur les effectifs, cela reviendrait à signer un chèque en blanc !

Concernant le volet social, la CGT-RATP a porté la revendication de mesures pérennes, à savoir l’équivalent de 10 points sur le salaire pour tous les agents accompagnant le projet, y compris les agents en charge de la gestion des ressources.

Suivant une logique maintenant en cours dans l’entreprise et accompagnée par certaines organisations syndicales, la Direction de la ligne 4 s’est positionnée pour un accompagnement par la prime…

Au regard de ces éléments, la CGT-RATP ne signera pas le protocole d’accord sur l’organisation de l’encadrement de la ligne 4 modernisée.