LE COUP DE LA RÉFORME POUR CACHER LE COÛT DU CAPITAL !

ILS NE S’ARRÊTERONT PAS TANT QUE NOUS NE LES ARRÊTERONS PAS !

La politique que mène l’actuel gouvernement, dans la continuité de ses prédécesseurs, met à mal le droit du travail, c’est-à-dire les protections des salariés, fait des cadeaux à un patronat qui n’en demandait pas tant, flexibilise et précarise notre travail, notre avenir.

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Soldes : cadre MRB à 50%

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Depuis octobre 2015, la direction a mis en place une expérimentation dans le centre Bus de Nanterre créant le Responsable d’Exploitation Maintenance (REM). Le dernier cadre de maintenance sur le site se voit attribuer l’encadrement des Responsable d’Equipe de Lignes (REL) de Bus ainsi que du suivi de l’exploitation et cela à hauteur de 50% de son temps de travail au détriment évidemment de son activité à MRB.

Il a été constaté au cours de cette expérimentation le manque de présence du cadre à MRB (environ 30%) alors qu’il s’agit de sa vocation première. Depuis, la situation s’est encore aggravée. Celui-ci n’est quasiment plus présent au sein de l’atelier du site de Nanterre se reposant, comme nous l’avons déjà souligné dans les audiences, avis CHSCT et CDEP sur les compétences indéniables du Responsable d’Atelier (RA).

Tout découle d’une politique de suppression d’effectifs qui a commencé en 2013 avec le regroupement des 2 centres Bus (Nanterre et Charlebourg). Apres avoir supprimé 1 DUO, 1 RRH, 1 CGU, 1 Responsable Transport, 4 encadrants du pôle RH, 6 encadrants du pôle transport, faut-il s’étonner que la Directrice d’Unité Opérationnelle restante cherche à reporter une partie de son activité sur ses subordonnés?

Lors d’une audience le 18 septembre 2017 concernant le REM, la direction nous affirme qu’il n’y aura aucun report de charge de travail ou  de responsabilité sur les agents de maîtrise, RA ou Gestionnaires de Site (GdS). Quid de l’activité des cadres de maintenance sur chaque site au vu de cette déclaration ? Apparemment pour la direction, ils auraient largement assez de temps pour s’occuper des REL à Bus et le rapprochement Bus-MRB en serait plus efficace. Certainement pas pour MRB qui voit son cadre partir ailleurs…

Depuis des mois voir des années et sur l’ensemble des centres bus, la direction s’emploie à reporter l’activité des cadres sur les agents de maîtrise et techniciens supérieurs. La responsabilité incombe dorénavant aux responsables d’atelier qui en plus de la gestion de production de l’atelier se retrouve à endosser toutes les responsabilités et missions dues à l’absence de ces cadres.  Les gestionnaires de site, agents de maîtrise, ont récupéré l’activité des feus-cadres RFM. Les techniciens supérieurs se retrouvent à faire en plus de leur fonction, les analyses et suivi du Q4 et à planifier les formations des agents.

Tout est fait pour un glissement des responsabilités et des charges de travail permettant ainsi la disparition du cadre de maintenance et la déqualification des postes.

Le cadre REM continuera néanmoins à faire des EAP mais seulement ceux du RA et du GdS. Se pose ensuite la question de l’équité envers les autres RE dont les EAP seront effectués par le RA. Espérant que l’honnêteté primera, le conflit d’intérêt peut poindre son nez ce qui n’existait pas auparavant quand il y avait un niveau hiérarchique différent de maîtrise à cadre. Se pose aussi la question de la valorisation des postes : Les Responsables d’Equipes (RE) et Tech sup sont ils moins important que celui du RA et du GdS ?

Le RA, seul chef à bord dorénavant, croule sous la charge de travail avec en prime la gestion RH, le pointage et les problématiques des agents. A Nanterre, les Ressources Humaines étant basées sur le site de Charlebourg, il devient compliqué de s’y déplacer ou d’y envoyer les agents surtout ceux en horaires décalés. Le RA se trouve donc à gérer cette activité n’ayant plus son cadre pour le faire. Et quand le RA est absent ?

Au vu des compétences requises pour devenir REM basées sur 2 secteurs d’activités, l’exploitation et la maintenance, il y a fort à parier qu’un coup d’arrêt brutal se fera concernant l’ascenseur social pour les agents de maîtrise. Des formations lourdes pourront être appliquées sur plusieurs jours mais aura comme conséquences une connaissance succincte des départements (Bus ou MRB). Nous sommes donc en plein Principe de Peter. « Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence », avec pour corollaire qu’«avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer les responsabilités » ce qui provoquera à terme une organisation, essentiellement sur MRB, bancale et inefficace propice, à une externalisation de la maintenance.

Cette nouvelle organisation est en cours d’être généralisée sur les autres sites. Les critères de sélection des sites laissent entendre que beaucoup de responsables maintenance et d’équipes maîtrise n’ont pas le niveau suffisant pour entrer dans ce processus. Ils devront des lors soit faire une mobilité soit faire évoluer leur état d’esprit et leurs compétences en accord avec le processus performance support ou l’excellence opérationnelle, appelé plus communément «Lean management».

N’oublions pas que le mot Lean en anglais veut dire « dégraissé » et ils ne vont donc pas s’arrêter là.

Pour l’UGICT/CGT-RATP, il est important d’avoir une organisation avec des rapports hiérarchiques simples et clairs. Ceci permet aux unités de production de se concentrer sur leur activité principale. Nous demandons le maintien du cadre de MRB à temps plein dans nos sites de maintenance afin de ne pas déstabiliser notre organisation, notre qualité de travail et de ne pas surcharger les agents de maîtrise les exposant à des risques graves.

 

CONGÉS SOINS ENFANTS : LE GRAND HOLD-UP !

La Direction de l’entreprise envisage de remplacer les dispositions actuelles des              » Congés soins enfants  » par un dispositif d’Absences Enfants Malades (AEM)…
Loin d’un « simple » changement de dénomination, la Direction en profite pour abaisser de manière drastique les droits qui bénéficient, rappelons-le, prioritairement à nos enfants.

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65 % des Français opposés aux ordonnances sur la loi travail

Alors que les organisations syndicales se retrouveront ce lundi 9 octobre pour réfléchir à une mobilisation contre les ordonnances de la loi travail, la publication d’un sondage Harris Intercative – LCP devrait donner matière à réflexion.

En effet, il en ressort d’abord que les Français sont très majoritairement mal informés sur cette réforme. Seulement 4 Français sur 10 se disent bien informés à ce sujet. Pour rappel, ce niveau d’information est légèrement inférieur à celui sur le projet de « loi Travail » porté par Myriam El Khomri lorsqu’elle était ministre du Travail, tel que mesuré en juin 2016.

C’est dire d’abord combien les organisations syndicales ont un travail très important à accomplir pour continuer à élargir la mobilisation. D’autant que si ce niveau d’information est perfectible, les Français ont majoritairement une opinion négative. Ils manifestent de fortes préoccupations concernant les relations entre patrons et salariés et sont inquiets quant à l’avenir des droits et des conditions de travail avec une certaine inquiétude concernant les risques de « licenciements » et de « précarité ».

D’une manière générale, note l’institut Harris, près de deux Français sur 3 se disent opposés à cette réforme, soit une hausse de 7 points par rapport à la fin août lorsque les annonces venaient d’être annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe. Si les électeurs d’Emmanuel Macron se montrent logiquement les plus positifs à l’égard de ces ordonnances, leur soutien est nettement plus mesuré qu’il y a quelques semaines (71 % y sont favorables, contre 82 % en août 2017).

Si, malgré le soutien que les Français interrogés expriment sur certaines mesures ils sont  plus nombreux à exprimer leur opposition. En effet, plus des trois quarts (76 %, + 5 points) pensent que cette loi va avoir pour effet de réduire le pouvoir des syndicats dans les entreprises. De même, 63 % estiment qu’elle va détériorer les conditions de travail des salariés.

Scepticisme sur l’efficacité de la réforme

Le sondage nous révèle également que seuls 44 % des Français estiment qu’elle va améliorer la compétitivité des entreprises françaises, 37 % qu’elle va améliorer la croissance économique du pays, et 29 % qu’elle permettra de réduire le chômage (scores relativement stables par rapport au mois d’août).

L’institut note aussi que « les électeurs d’Emmanuel Macron, s’ils se montrent davantage inquiets que par le passé par les conséquences individuelles de cette réforme, partagent toujours majoritairement leur optimisme quant à ses effets macroéconomiques. »

Les Français sont également 57 % à soutenir les grèves et manifestations, même s’ils ne sont pas tous prêts à y participer.

Un chiffre qui donne là encore une idée du travail syndical à accomplir pour élargir et ancrer à l’entreprise la mobilisation.