GT Ligne 3

Pour télécharger le tract : GT L3 062018

Afin de faire un point sur les effectifs, les roulements et plus généralement la situation des Gestionnaires de Terminus de la ligne 3, l’UGICT/CGT-RATP a été reçue en audience par la Direction de cette unité le mardi 12 juin.

Effectifs
Si pour notre organisation syndicale la question des effectifs est centrale, c’est qu’elle conditionne la qualité de vie au travail et la vie personnelle des agents.
Lors de la création du PCC Nouvelle Génération sur la ligne 3, l’effectif a été dimensionné à 10 GT plus 1 poste école (AMP en formation) avec une organisation prévoyant 2 GT en jour, 2 GT en mixte et 1 GT en nuit.
Si d’un point de vue purement théorique, cette organisation peut fonctionner, sa mise en pratique n’est pas sans conséquences sur l’organisation et les rythmes de travail.
D’ailleurs, tous les PCC NG qui ont été créés ou ceux à venir ont été dimensionnés avec un effectif supérieur.
Dans un contexte global d’entreprise où la tendance n’est pas à surdimensionner les effectifs, ce choix n’est surement pas le fruit du hasard.
De plus, et même si cela peut être considéré pour certains comme anecdotique, le GT de l’Est de la ligne 3 doit en plus de son terminus gérer la ligne 3 bis, ce qui représente une attention accrue et une charge de travail supplémentaire.
Actuellement sur le réseau c’est environ 40 AMP qui sont utilisés sur un poste école alors que théoriquement ils ne devraient être que 9. Au regard des embauches à venir des AMP il est fort probable que cette situation perdure.
Ainsi, lors de l’audience, l’UGICT/CGT-RATP a demandé que l’effectif des GT de la ligne 3 soit porté à 10 GT plus 2 postes écoles, soit 1 poste école additionnel. Cet effectif supplémentaire permettrait d’avoir un peu plus de souplesse dans l’organisation de travail des GT de la ligne 3.

Si dans un premier temps, la Direction s’est dite fermée sur cette éventualité, elle a néanmoins pris en compte notre demande afin de regarder cette possibilité. Nous reviendrons donc vers elle prochainement afin de connaitre son positionnement.

Roulements
Actuellement, 9 GT de la ligne 3 sont sur des roulements 3 phases de type Jour/Nuit/Mixte et 2 sur des roulements J/M.
L’UGICT/CGT-RATP, partout où cela est possible dans l’entreprise, revendique des roulements sur 2 phases de type J/M, M/N.
Cette requête s’appuie sur les demandes des agents, les préconisations de la médecine du travail et les recommandations du CHSCT. Les roulements sur 3 phases n’étant pas sans conséquences, sur le long terme, sur la santé des salariés.
La Direction de la ligne 3 s’est dite prête à regarder cette question à la condition que la très grande majorité des GT actuellement en poste y soit favorable et que cela ne dégrade pas l’organisation du travail. Nous partageons ce point de vue…
La Direction de la ligne 3 envisage donc d’engager un dialogue social par le biais d’audiences syndicales au mois de septembre 2018 afin de discuter de cette question avec les organisations syndicales représentatives.

L’UGICT/CGT-RATP, organisation syndicale spécifique de l’encadrement pour la CGT participera à ces rencontres afin de défendre au mieux les intérêts et les demandes des GT de la ligne 3.

L’UGICT/CGT-RATP, pour défendre les intérêts et porter les revendications de l’encadrement.

AMP Ligne A

pour télécharger le tract : TLA 062018

A l’évidence, notre dernière communication portant sur le projet de protocole d’accord «Manager d’exploitation RER Ligne A » a été lue par la Direction de la ligne A…

Prenant prétexte de la séance du CHSCT qui venait de se clore, le Directeur de cette unité opérationnelle a adressé un mail à son encadrement pour tenter de répondre point par point aux arguments que nous avons développés dans notre tract.
Dans ce courriel, le Directeur se félicite de l’existence d’un procès-verbal lors des séances du CHSCT qui permet de retracer fidèlement les propos des intervenants.
NOUS PARTAGEONS !
Nous lui suggérons même lors des prochaines négociations sur son unité, et comme cela se pratique parfois dans l’entreprise, à inviter une sténotypiste afin que là aussi, un procès-verbal reprenne toutes les interventions des Organisations Syndicales et de la Direction. Chiche ?
Pour ce qui est du dossier, visiblement la Direction est en difficulté pour convaincre les salariés du bien-fondé de son projet. Cela fait maintenant plus de 2 ans qu’elle s’est engagée dans cette modification des organisations de travail des AMP LA et elle manifeste encore le besoin d’adresser un argumentaire à ses agents…

Dans cette missive, il est aussi fait état que tout ce qui est exprimé par les OS ne serait que mensonge, bruits infondés, contres vérités et a contrario la parole de la Direction ne serait qu’affirmations exactes.

Pour rappel, nous, représentants syndicaux, tirons notre légitimité des urnes, sommes les représentants des salariés et de ce fait nous nous devons de leur rendre compte. C’est notre raison d’être.
Toutes nos communications ont vocation à informer les salariés de notre lecture du projet, c’est ce que nous leur devons. Si certains préfèrent une sorte d’entre soi pour négocier, ce n’est pas le positionnement de l’UGICT/CGT-RATP.

Quand un protocole, qui est le fruit d’une négociation, est un compromis avec un bon équilibre, l’UGICT/CGT-RATP l’exprime et appose sa signature. Ce fut d’ailleurs récemment le cas pour 2 protocoles au RER (Formateurs RFN et Modernisation USFR).

Concernant l’expertise votée par les élus du CHSCT, cela fait partie des prérogatives de l’instance et si les élus expriment ce besoin c’est que les modifications organisationnelles envisagées sont suffisamment importantes.
Cette demande d’expertise est aussi à mettre en relation avec le fait que la Direction de la ligne A avait engagé ce projet par une expérimentation et qu’elle a été dans l’incapacité de nous en produire un bilan car, de son propre aveu, rien de significatif n’en était ressorti !

Pour ce qui est du fond du dossier, comme nous l’avons déjà exprimé, au regard de l’impact sur les collectifs de travail, sur l’équilibre vie personnelle/vie professionnelle, sur la mise en place du scoring rattaché à l’AMP, des échanges avec les agents concernés et de l’impact à moyen terme sur les effectifs, l’UGICT/CGT-RATP n’engagera pas sa signature sur ce protocole.

L’UGICT/CGT-RATP organisation syndicale spécifique de la CGT pour l’encadrement, pour défendre les intérêts et porter les revendications de l’encadrement.

Où va le Contrôle des Ventes ?

Pour télécharger le tract : CDV mai2018

Si depuis la mise en place du Contrôle des Ventes mutualisé en juin 2011, la situation de cette entité n’a jamais été au beau fixe, force est de constater que la condition actuelle des salariées et salariés est très préoccupante.
En cohérence avec ses principes, la CGT-RATP n’a jamais abandonné les agents du CDV et a toujours été force de propositions lors des différentes rencontres et négociations avec la Direction et ce sans aucune compromission.
De même, et afin de rassurer les représentantes du syndicat SUD-RATP, là encore conformément à ses principes et son ADN, la CGT-RATP accompagne TOUS les salariés qui la sollicite.
Si les Organisations Syndicales CFDT, CFE-CGC, FO, UNSA et SATR ont signé le dernier protocole de juin 2017, relatif à la dématérialisation du processus de certification, elles se font maintenant bien rares dans les locaux de Jules Vallès…Ne doutons pas qu’elles feront leur réapparition à l’approche des élections professionnelles de novembre 2018!

La CGT-RATP n’a pas signé l’accord en juin 2017 et s’en était expliquée à l’époque par ces mots :
« Confortant une posture visant à ne plus afficher ce que seront les effectifs dans la future organisation, la Direction se refuse catégoriquement à transcrire ces chiffres dans le protocole.
Une organisation de travail ne peut fonctionner que si les effectifs qui lui correspondent sont au bon niveau. Or, dans ce protocole aucun chiffrage des effectifs n’est quantifié et ce, quelle que soit la catégorie de personnels.
La CGT fait de cette question un point de blocage car le niveau des effectifs conditionne les conditions de vie et de travail.
Si, pour la Direction, il n’est plus question de présenter l’armement des entités par le biais de synoptiques, ceux-ci donnant une trop forte visibilité de la situation dans le temps, il nous semble compliqué d’apposer la signature de notre syndicat sur ce protocole en l’absence d’engagements écrits sur les effectifs, cela reviendrait à signer un chèque en blanc !
La CGT déplore cette posture de la Direction, car comme dans toutes les négociations où elle est présente, la CGT a été force de propositions dont un certain nombre se retrouvent aujourd’hui dans le dossier. »

Malheureusement, les craintes exprimées par la CGT-RATP, justifiant sa non signature, se sont vérifiées…

Nous pouvons constater :
 Un manque évident d’effectif ce qui génère une surcharge de travail pour les personnels en poste ;
 Une mise en place de la dématérialisation sans formation ;
 Des outils informatiques au fonctionnement chaotique ;
 Des managers utilisés sur des tâches d’opérateurs ;
 Une rotation importante de managers ;
 Un manque de communication au sein de l’entité ;
 Des différences d’organisation de travail entre les bureaux ;
 Un retard conséquent dans le traitement des opérations comptables.

Toutes ces situations ne sont pas sans conséquences sur le bon fonctionnement du service mais aussi et surtout sur le bien être au travail des salariés…Stress, dégradation du lien interpersonnel, absentéisme, sentiment d’iniquité, etc.

Face à ces constats, la CGT-RATP demande un vrai plan d’action pour le Contrôle des Ventes qui doit se matérialiser par un recrutement significatif d’agents.
Nombre de salariés de l’entreprise sont en attente de reclassement et de requalification, le contrôle des ventes doit les accueillir.

Un effectif au bon niveau permettra de détendre la situation, de dispenser les formations dans la bonne temporalité et dans un contexte de formation, aux encadrants de se consacrer pleinement à leurs acticités, d’assurer la transition vers la dématérialisation dans de meilleures conditions.
Nous redemandons également que des agents soient « en réserve » afin de pouvoir palier les manques inopinés ou prévisibles dans les bureaux OFQ et OFQD.

La CGT-RATP mettra tout en oeuvre afin que les salariées et les salariés du
Contrôle des Ventes retrouvent des conditions de travail sereines.
Vous pouvez compter sur la CGT-RATP, ses élus et représentants pour défendre au mieux vos intérêts et pour porter vos revendications.