Ne dites plus «Que fait la CGT?»… … Faites-la !

Se syndiquer c’est se donner la liberté d’agir.
Individuellement et collectivement, nous faisons valoir nos droits (Statuts,
règles de gestion, conditions de travail…) et nos revendications.
Etre syndiqué c’est :
• Etre informé par mail, par courrier et par les espaces syndiqués des sites
internet CGT. Chaque syndiqué reçoit les journaux syndicaux. Il bénéficie de
la primeur de certaines informations et de documents dédiés aux syndiqués.
• Etre formé en s’inscrivant aux formations syndicales proposées, pour
bien connaître ses droits et les moyens de les défendre.
• Etre défendu et accompagné, les syndiqués bénéficient d’un contact
privilégié avec les élus et les représentants de la CGT.
• Faire valoir ses idées et opinions dans le débat et participer à la démocratie
syndicale.
Chacun compte pour un, le point de vue de chacun est important.
Être syndiqué, c’est apporter quelque chose à la collectivité.
Tu prendras la place que tu auras envie de prendre….Pour lire la suite télécharger la brochure : UGICT en 10 Questions 12pp pour Site

Infos Encadrement BUS

UN SEUL LEITMOTIV À BUS : RÉDUIRE L’EFFECTIF DE L’ENCADREMENT EN ACCÉLÉRANT LE RYTHME DES RÉORGANISATIONS POUR ÉVITER LA CONTESTATION.
Décomplexée, la direction confirme sans scrupule que le taux d’encadrement doit continuer à baisser pour la régulation comme pour l’encadrement de proximité dans les centres, exploitation et ressources humaines confondus.
La politique d’austérité qui fait déjà tant de ravages en Europe est reproduite à la RATP avec le même maître mot : « réduction », réduction des effectifs, réduction de la masse salariale, réduction de la qualité du service rendu…
Pourtant à l’occasion de discussions informelles les langues se délient et laissent de
plus en plus entendre le mécontentement qui grandit.
Le « mal travail » et le mal être au travail vont croissant et nos dirigeants font la sourde oreille en rappelant tout de même à l’encadrement sa nécessaire acceptation de la politique d’entreprise, son obligation de « loyauté » nouveau terme managérial culpabilisant à souhait. En bref pour l’encadrement l’alternative proposée est simple : « se soumettre ou se démettre ».
Dans le même temps, la reconnaissance de son investissement est chaque jour remis
en cause par l’injustice des choix d’avancement (voir notre article p4) comme par le projet de la future plate-forme de l’encadrement. Sa récente dénonciation en dit long surtout lorsque la direction annonce tranquillement la diminution de l’enveloppe dédiée à l’avancement, un système au pourcentage et du même coup la disparition des grilles de salaires… Bref là aussi la récession s’installe !
Sur la valeur du travail fourni par l’encadrement et son caractère indispensable pour faire tourner l’entreprise, le département se moque ouvertement des agents ici en niant la fonction d’adjoints de lignes, là en augmentant encore d’un cran la charge de travail. Les projets de réorganisations des premiers centres dont les régulateurs partent au CRIV sont alarmants.
Pour Belliard comme pour Aubervilliers il ne restera plus que 12 agents d’encadrement de proximité pour respectivement 700 et 770 agents.
Ces taux d’encadrement sont irréalistes et ne correspondent pas à ceux inscrits dans le dossier technique du CRIV présenté officiellement il y a tout juste un an. Ces pratiques qui consistent à faire de la productivité sur la productivité relèvent de l’escroquerie et montrent, s’il en était besoin, le caractère changeant des engagements de la direction. Par contre la démarche de productivité est bien constante, voire sans fin et l’encadrement en fait particulièrement les frais.
Et ce, au mépris du savoir faire, de la motivation de l’encadrement ce qui implique
une forte prise de risque pour l’avenir du réseau Bus.
Alors comment ne pas s’interroger : sommes-nous devant de mauvais choix de gestion
ou face à stratégie de sabordage délibérée ?

Après trois études sur les conséquences de l’organisation de la régulation en PCC et bientôt avec le projet CRIV, les experts sont formels : il y a danger pour la santé des agents ! Et ce qui n’est pas bon pour les agents n’est pas bon pour l’entreprise.
Pour les agents cela ce traduira concrètement par plus de stress et à moyen terme par la démotivation de beaucoup noyés dans trop de contraintes et de contradictions.
Comment trouver du sens à son travail lorsque l’organisation projetée, dixit les experts, va remettre en cause ce qui fonctionne sans contrepartie concrète (la coopération MR/Régulateurs, la réduction/disparition des Adjoints de lignes, la possibilité d’intervention en temps réel des REL auprès de la régulation qui du coup auront à gérer plus de frustration et de conflits avec les MR…).
Comment, avec ce projet, le Département Bus pourra-t-il effectuer ses missions de service public ?
Les régulateurs ne pourront que gérer les lignes au coup par coup (trop d’informations, trop de lignes, trop de bus), l’appauvrissement du lien social avec les MR (pas de relation de face à face avec les régulateurs, manque de réponse en temps réel…) imposera aux REL une forte augmentation du traitement des questions de discipline.
Les agents seront placés devant une remise en cause du contenu et de la finalité de leur travail ce qui ne va pas contribuer à motiver les agents et dégradera le service rendu.

Ce point de vue est confirmé dans les Instances Représentatives du Personnel (CDEP CHSCT) qui ont émis des avis négatifs concernant la mise en place du CRIV.
Suite à ces avis, le CHSCT a engagé une action en justice (passage au tribunal le 3 septembre) pour contester cette réorganisation.
Un front commun s’organise également du côté des organisations Syndicales pour lutter contre ce projet de réorganisation qui refusent (hormis la CFE/CGC) de signer un volet dit « social » qui n’existe que pour motiver financièrement les agents à rejoindre le CRIV en redistribuant au passage des points financés avec les suppressions
de postes.
Les nombreuses expressions et argumentations de la CGT sur ce dossier ont toujours été clairs et il nous semble donc important de nous inscrire dans la démarche judiciaire afin de renforcer l’action du CHSCT. Nous pensons qu’il est de notre responsabilité syndicale d’agir par tous les moyens à notre disposition pour obtenir la révision du dossier CRIV.

CRIV : rendez-vous en septembre.
De plus en plus de personnes mesurent les incidences néfastes du CRIV car
au delà des multiples interventions syndicales, des 3 expertises très critiques
sur le sujet c’est maintenant un courrier de 18 médecins du travail,
officiellement adressé au directeur du département qui confirme les risques
psychosociaux contenus dans ce projet.

journal encadrement juill 2013

Infos Encadrement BUS

Edito

287 millions d’euros ! C’est le résultat net de la RATP annoncé pour 2012 avec un chiffre d’affaire qui s’élève à 4,5 milliards et un taux de rentabilité à 4,4%.C’est le taux le plus élevé de la profession !

La situation est moins réjouissante pour l’emploi, les salaires et les conditions de travail, mais la direction continue sa politique de productivité comme si de rien n’était.
Depuis 2006 c’est plus de 4000 postes qui ont été supprimés et pour la seule an-née 2012 la suppression de 705 postes va bien au-delà des 600 initialement prévus.
Ces orientations ont des conséquences sur l’image de l’entreprise, sur la crédibilité des agents, car en plus de nos conditions de travail qui se dégradent toujours davantage, nous ne sommes plus en capacité d’assurer pleinement notre mission de service public.
Les résultats 2012 ne servent ni les agents ni les Franciliens.
Les augmentations de salaires ne sont pas au rendez vous et la CGT maintient sa revendication d’augmenter de 3% la valeur du point lorsque la direction impose unilatéralement 0,5%.
Les marges dégagées sont réalisées par une productivité sur l’emploi, ce qui pèse au quotidien sur la réalisation de l’offre de transport et contribue à faire subir aux usagers Franciliens un service dégradé.
Nos exigences sur les emplois et les salaires sont réalistes !
Le maintien dans l’entreprise des 705 postes supprimés en 2012 représente 36 millions d’euros ce qui aurait laissé encore 251 millions de résultat net pour l’entreprise.
Répondre favorablement à nos revendications salariales en augmentant de 3% la valeur du point représente 51 millions d’euros et ne met pas en péril l’avenir de la RATP qui afficherait encore un résultat net de 200 millions d’euros.
Les résultats de l’entreprise confirment qu’elle peut et doit contribuer à la relance économique. Cela passe par l’arrêt de la productivité sur l’emploi ; nous connaissons tous à Bus les problèmes récurrents de l’effectif sous dimension-né ou volontairement piloté en négatif pour satisfaire aux objectifs de productivité. Et cela passe aussi par une augmentation significative des salaires, indispensable pour relancer l’attractivité de l’entreprise.

AF comme Agents Floués !

La Direction du Département Bus décide, sans aucune négociation, de transférer aux Assistants Formation la responsabilité d’habiliter à rouler seul les jeunes MR à l’issue de leur période en double.
Ce travail d’évaluation était jusqu’à maintenant réalisé conjointement avec un agent de maîtrise du NEF et donc la responsabilité partagée.
Mais la logique de productivité du plan d’entreprise est passée par là et Bus la décline en projetant une réduction de 50% des « coûts » de la formation pour 2013.
Les AF, le NEF et indirectement les agents d’encadrement des centres vont en faire les frais.
L’Ugict/Cgt – RATP est intervenue sur ce sujet au travers d’une alarme sociale en portant les revendications suivantes :
 le gel de l’application de la note 2013-01 ;
 le non transfert de tâches sur les encadrants de proximité des centres ;
 l’ouverture de négociations sur ce dossier qui devra à minima aborder les questions de la reconnaissance en termes de déroulement de carrière, de formation, des conditions d’utilisation et des perspectives d’accès à la catégorie maîtrise ;
 la tenue de ces négociations dans le cadre globale des futures négociations sur les métiers de développement.
A ce jour le dialogue social est très limité, la direction nous reçoit – dans le cadre d’une alarme sociale elle n’a pas d’autre choix, – nous écoute et nous explique que l’organisation de travail est de sa responsabilité. Les seules pro-positions, très aléatoires à notre avis, renvoient aux futures négociations globales concernant les MAE et aux commissions de classement 2013 censées « porter un regard attentif à la situation des AF ».
Devant ce mépris à peine dissimulé des attentes légitimes des agents et afin de peser sur l’évolution de ce dossier nous continuons notre démarche revendicative autour d’une pétition qui recueille déjà les signatures d’AF d’une dizaine d’unités.

Retour vers le XIXème siècle !

Certains D.U.O s’imaginent sûrement investis de « droit divin » pour tenir des propos et avoir des comportements dignes d’un autre siècle.
Ils flirtent avec l’illégalité sans se soucier des conséquences sur la santé et la motivation du personnel, les yeux rivés sur leurs résultats et la bonne application du plan d’entreprise.
Ils ont tort d’oublier si allègrement leur obligation de résultat en matière la santé physique et psychique des agents au risque de voir l’inspection du travail les rappeler à l’ordre voire d’engager leur responsabilité pénale.
Ces méthodes de management qui consistent à exercer une forme de pression sur les agents, sont pathogènes et facteurs de risques psychosociaux.
Alors, si certains directeurs sont trop zélés ou se laissent emporter par l’élan d’une déclinaison sans discernement des objectifs fixés par le plan d’entreprise, nous serons, comme nous venons de le faire récemment, disponible auprès des agents pour les défendre.
De plus en plus d’agents d’encadrement en souffrance se font connaître auprès des organisations syndicales. Le CHSCT intervient régulièrement dans les centres pour faire des enquêtes et contribue ainsi à faire cesser les dérives managé-riales. Malgré tout, la direction se fait tirer l’oreille pour mettre en oeuvre toutes les décisions prises en séance à tel point que nous sommes obligés d’avoir recours à la justice notamment pour obtenir des expertises sur certai-nes organisations de travail qui impactent la santé de agents.
Pour l’UGICT/CGT ces méthodes de management maltraitant sont inacceptables et nous avons engagé une première action en déposant une alarme sociale. La direction admet que le trait à été mordu dans certains cas mais refuse de s’engager à faire un rappel écrit des règles à respecter, qu’elle prétend par ailleurs défendre (code d’éthique, respect des personnes…). Nous restons donc mobilisés sur ce dossier conscients que le bon niveau d’action, pour enrailler ces dérives, passe par la prise de conscience collective que personne n’est à l’abri de ce type de mauvais traitement.
Dans l’intérêt des agents, l’UGICT/CGT interviendra chaque fois que nécessaire pour mettre un terme à ces pratiques. Pour les agents, comme pour son image, la RATP ne doit pas faire la une des journaux comme, France Télécom, Renault ou La Poste !

Team Andros

Eh oui, l’hiver il neige et cette année a été riche d’enseignement pour nos équipes d’encadrement qui ont eu à gérer ces événements  Bien sûr, nous ne nous étalerons pas sur la réactivité des municipalités et Conseils Généraux qui ont bien du mal, malgré leurs beaux discours, à coordonner l’action de salage, mais plutôt parler de ce qui « cloche » chez nous RATP !
Ainsi, l’outil mis au point pour gérer les épisodes neigeux appelé « FLOCON », s’il a le mérite d‘exister ne don-ne pas de résultats probants. Il ne permet pas par exemple de coordonner les actions sur un même territoire, laissant les centres bus décisionnaires de ce qui doit rouler ou pas. Sur une même rue, on peut donc avoir une ou plusieurs lignes qui roulent ou qui ne roulent pas. Chaque centre essayant de faire ce qu’il croit bon !
Il manque un chef d’orchestre et c’est inexplicable pour les voyageurs !
Cette situation est source de conflits entre voyageurs et machinistes receveurs. De plus les agents de maîtrise assistent de plus en plus à la course « au bon élève », à savoir qui sortira le premier ou rentrera le dernier pour faire un maximum de kilomètres.
Nous posons la question suivante : qui assumera la décision en cas d’accident grave, voire médiatique ? Les personnels d’astreinte, les REL qui poussent l’agent à sortir, le chef de centre qui communique son stress pour que ses lignes roulent ???
L’Ugict/Cgt – RATP revendique une gestion centralisée de ces épisodes neigeux avec une cellule de crise par centre qui donne les informations, effectue les reconnaissances, gère le temps réel et le Département Bus qui prend les décisions communes secteur par secteur pour une plus grande cohérence et éviter les dérives qui mènent aux catastrophes!!!

Quelle égalité de traitement pour les agents des VR ?

Le CRIV aura des impacts multiples sur les organisations de travail et notamment pour les Voitures de Régulation de Paris. Elles doivent être réparties sur quatre centres Parisiens (Belliard, Lagny, Quai de Seine et Croix Nivert) ainsi que 16 agents de maîtrise et 16 conducteurs.
Cette nouvelle situation appelle de notre point de vue une présentation concrète de la future organisation qui en résulte (grille de roulement, définition des missions, conséquence dans les centres…) et l’ouverture de négociations pour obtenir de nécessaires compensations pour les agents.
L’Ugict/Cgt – RATP a donc interpellé la direction avec les demandes suivantes :
 présentation d’un dossier commun aux 4 centres décrivant concrètement la future organisation du travail ;
 ouverture de négociations sur des compensations dont les agents doivent bénéficier au regard de la modification de la nature du travail et du changement de lieu de travail.
Suite à notre initiative, la direction propose de recevoir les Organisations Syndicales fin mai dans le cadre d’une réunion d’information.
Si nous apprécions positivement cette avancée, nous pensons que ce n’est pas suffisant car la réorganisation projetée implique des compensations qui ne sont pas prévues par le projet CRIV auquel la direction rattache pourtant les VR.
L’ouverture de négociations ne s’impose pas aux yeux du Département, seul le changement du rapport de force en faveur des agents pourrait l’y contraindre et nous travaillerons dans ce sens en accord avec les agents.

Classement vertical !

Lors de la commission d’avancement maîtrise de février dernier, la direction annonçait venir avec « rien dans les poches, que tout se ferait à enveloppe constante ».

Les débats furent vifs et approfondis et rien n’a été lâché par les deux délégations présentes, si bien que la commission a duré jusqu’aux alentours de 21h00 !

Nous avons fortement désapprouvé que la direction ait retiré du tableau les points qu’elle avait été contrainte d’accorder sur les passages obligatoires de débutants à confirmés 1 en quatre ans. Et avec cette interprétation du jugement les agents sont globalement spoliés de 1200 points d’avancement.

Nous sommes également intervenus sur le calcul des points de certains centres qui n’avaient pas pris les bons effectifs (Aubervilliers par exemple) retirant encore un peu de points d’un tableau déjà « dégraissé ». Dans ce cadre très restreint, nous avons argumenté avec les documents que nous avaient transmis les collègues, et avons réussi à débloquer deux situations, soit 60 points.
La direction s’est étonnée de nos interventions concernant des agents qui ne passaient pas en deux ans. Nous lui avons rappelé que la moyenne de passage pour le Département BUS est précisément à deux ans. Il est donc légitime qu’un agent n’ayant pas d’avancement au bout de deux ans s’interroge d’autant que trop souvent cette décision n’est pas expliquée par sa hiérarchie.
Enfin, pour la plupart des cas que nous avons défendus, les objectifs étaient réalisés, les personnes faisaient plutôt parties des agents référents dans leur établissement et parfois la promesse d’avancement était même mentionnée dans leurs EAP ce qui rend la situation encore plus injuste.
Nous avons également revendiqué un avancement moyen pour les Délégués du Personnel et Délégués Syndicaux locaux à l’instar de se qui se pratique pour les agents mandatés relevés à plus de 70%. La réponse est pour le moment négative mais pose une question de fond sur le rôle véritable que la direction reconnaît aux représentants du personnel et sur sa volonté réelle de ne pas laisser les représentants locaux à la merci de directions revanchardes.
L’Ugict/Cgt est évidement disponible pour intervenir aux côtés des agents chaque fois qu’elle sera sollicitée notamment pour que la direction n’organise pas la discrimination syndicale localement en par-faite contradiction avec les engagements qu’elle prend et les textes qu’elle signe.

journal maîtrise BUS avril mai 2013