La lettre de l’encadrement

Pour télécharger la lettre : lettre_encadrement_n°4 (4)

La transformation de l’entreprise s’engage à marche forcée avec une rapidité inédite.
L’EPIC disparaît de plus en plus derrière le groupe. La récente création de noms de
marque participe à ce remodelage amenant la plus grande confusion et les plus vives
inquiétudes dans l’Encadrement comme pour l’ensemble des salariés.
Le dialogue social dans l’entreprise n’a jamais été aussi « déplorable ». A l’instar
d’autres dans le pays, la direction mise sur la fin des corps intermédiaires, ces
empêcheurs de privatiser librement ! Ce constat est partagé par l’ensemble des
organisations syndicales représentatives qui ont quitté les négociations sur le droit
syndical.
Nombre de dossiers, dans la période qui s’ouvre, auront des impacts sur votre vie :
Les négociations salariales, le plan de productivité Diapason, l’ouverture à la
concurrence avec la filialisation programmée de BUS et de MRB, la transformation
des ingénieries, la généralisation des flexoffice et bien sûr la réforme des retraites…
Dans ce contexte, les élections professionnelles qui se dérouleront du 22 au 28
novembre revêtent une importance toute particulière.
Laisserons-nous la direction de l’entreprise détruire ce bien commun qu’est l’Entreprise
publique de service public ?
Voter pour les candidats de la CGT et de son UGICT c’est la garantie d’un syndicalisme
qui propose et qui s’oppose sans jamais renoncer.
Vous pouvez compter sur la CGT, la CGT compte sur vous !

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la lettre de l’encadrement n°3

Le 1er janvier 2025, 17 000 salariés quittent l’EPIC !

Depuis des mois et actuellement lors des séminaires « Transformation Days »
réunissant les cadres de l’entreprise, la direction répète inlassablement qu’il n’y a
aucune alternative à l’ouverture à la concurrence.
Ceux qui pensaient qu’en gagnant les appels d’offres (AO) dit défensifs, c’est-à-dire
ceux concernant le réseau historique BUS, les lignes et dépôts de bus resteraient
dans l’EPIC, ont eu la douloureuse surprise de découvrir lors de ces rencontres que la
réponse à ces AO se ferait par une filiale dédiée comme pour la ligne de tramway T9.
Le schéma serait le suivant : La RATP créerait une filiale de 1er rang, dont le nom n’est
pas encore défini, un genre de RATP DEV Ile-de-France, à laquelle seraient rattachées
des filiales de second rang pour chaque AO remporté. C’est donc l’ensemble du réseau
BUS qui sera filialisé, même en remportant la totalité des appels d’offres ; soit 17 000
salariés de BUS et de MRB hors de l’EPIC.
À cette question, la direction se veut rassurante, par la voix de Philippe Martin, Directeur général adjoint : « Mais tout ça, c’est pareil ! Toutes ces filiales seront 100% EPIC. »
pour lire la suite télécharger la lettre : Lettre encadrement N°3

Ouverture à la concurrence…

Pour télécharger le tract : Lettre encadrement Spécial BO v2

Le règlement OSP adopté en 2007 a imposé la libéralisation des transports urbains. Fin 2009, la loi française en a défini les modalités d’application pour l’Ile-de-France.
Ainsi, depuis, l’exploitation de toute nouvelle ligne est soumise à un appel d’offres. Les lignes du réseau historique de la RATP seront, quant à elles, ouvertes à la concurrence en 2025 pour les bus, 2030 pour les tramways et 2040 pour les métros et les RER.
A la RATP, l’ouverture à la concurrence est utilisée comme prétexte pour nous imposer une productivité qui se traduit par des centaines de suppressions de postes, la mise en cause de nos conditions de travail, le recul de nos droits au nom de la « compétitivité ».
La concurrence sert aussi à justifier une remise en cause de l’EPIC qui voit son périmètre se réduire au profit du groupe RATP.
Après le transfert de la billettique à Ixxi, c’est maintenant l’annonce de la création d’une filiale à M2E, et surtout la volonté affichée de faire exploiter par RATP DEV les nouvelles lignes qui seront attribuées par IDFM à la RATP.
La CGT dénonce cette logique pour plusieurs raisons :
• La concurrence ne sert qu’à favoriser la pénétration d’intérêts privés, pour lesquels la rémunération des actionnaires prime sur la qualité de service et l’intérêt général ;
• La concurrence va multiplier les opérateurs, mettant en cause les avantages liés à la notion de réseau multimodal intégré ;
• La concurrence engendre un dumping social puisque la règle du « moins disant » s’applique d’abord sur les dépenses de personnel qui sont la principale composante du prix de revient du transport.
• *Au Royaume Uni, 76% des Britanniques souhaitent la renationalisation des chemins de fer. Selon des estimations du parti Travailliste, le prix des billets a augmenté de 27% depuis 2010.
• **Les Britanniques déboursent six fois plus que les Français pour se rendre sur leur lieu de travail, 14% de leur revenu mensuel, contre 2% pour les usagers de l’Île-de-France et ce pour un service dégradé. Le prix du pass à Londres est de plus de 300€ par mois.
C’est pourquoi la CGT combat le règlement OSP et sa déclinaison dans la loi française.
Elle agit pour une construction européenne fondée sur l’objectif de progrès social et non plus sur le règne de la « concurrence libre et non faussée », et pour que les Services Publics soient reconnus et placés en dehors de la sphère marchande.

*The Guardian 1/10/2017 – **Libération 25/2/2018

Tout en combattant la logique de libéralisation des réseaux, nous portons 2 exigences pour contrecarrer la tendance à l’abaissement des droits sociaux…

1. La création d’un Statut unifié des salarié-e-s du transport
Dans la logique libérale, les statuts comme celui des personnels de la RATP doivent disparaître pour être remplacés par de simples contrats de travail, régis par des conventions collectives avec des droits tirés vers le bas. Nous proposons au contraire d’étendre la notion de statut à l’ensemble des salariés qui contribuent au service public de transport.
La création d’un tel Statut unifié doit permettre à chacun-e de disposer de droits individuels attachés à la personne, cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre et opposables à tout employeur.
Notamment, le droit à un emploi pérenne, le droit à un salaire et à une progression de carrière, le droit à la formation professionnelle, le droit à une protection sociale de haut niveau, le droit d’accès à un logement décent, le droit à la retraite à 60 ans avec la prise en compte de la pénibilité qui doit se traduire par un accès à la retraite anticipée à taux plein.
Pour bâtir ce Statut unifié, l’actuel Statut du personnel de la RATP est un repère essentiel.
Ses dispositions constituent, sur beaucoup d’aspects, une référence qu’il s’agit d’étendre à l’ensemble des travailleurs du transport public, tout en y intégrant des améliorations.

2. L’élaboration d’un socle social harmonisé de haut niveau
Si concurrence il y a, elle doit être orientée vers le mieux-disant et non vers le moins-disant social.
C’est le but d’un « socle social harmonisé de haut niveau » s’imposant à tous les opérateurs Franciliens, actuels ou futurs.
Cela passe par un décret-cadre fixant des obligations en matière de conditions de travail, car c’est la question centrale sur laquelle s’exerce aujourd’hui le dumping social.
Les minima fixés par ce décret constitueront autant d’obligations légales que tout accord collectif ou disposition règlementaire propre au secteur ou à une entreprise de ce secteur devra respecter.
Ce décret devra notamment intégrer l’objectif général de réduction du temps de travail à 32 heures et le décliner pour les différentes catégories de personnel, en prévoyant des dispositions spécifiques pour les travailleurs de nuit.

La concurrence n’est pas inéluctable, à la CGT nous préférons être force de propositions au lieu de la subir !

Le lettre de l’encadrement

EDITO
A la RATP, la part de l’encadrement représente 25% de l’emploi pour
plus de 40% dans le salariat français. Il représente un enjeu
stratégique pour la Direction de la RATP engagée dans une
transformation profonde de l’entreprise faite de quête
perpétuelle de productivité et de remise en cause des organisations
de travail. Sans adhésion de l’encadrement, et en premier lieu
de celle des cadres, toute politique visant la mutation profonde de
l’entreprise est vouée à l’échec.
La démarche dite participative autour du plan stratégique Défis
2025 ne vise pas autre chose.
Pourtant, l’encadrement, comme l’ensemble des autres catégories, a
besoin de conquérir des garanties collectives pour contrebalancer
cette politique : Citoyenneté, Charges de travail, droit à la
déconnexion, égalité professionnelle entre les femmes et les
hommes…
L’UGICT/CGT-RATP est l’outil efficace pour donner la possibilité
à l’encadrement de sortir de son isolement, de partager les
analyses, d’élaborer des propositions et des moyens
d’agir pour se faire respecter, entendre et gagner de meilleures
conditions à l’exercice de ses métiers.
Cette lettre trimestrielle se donne l’objectif de vous informer, de
présenter notre analyse, de vous apporter des éléments de réflexion
sur notre vie sociale, de défendre vos intérêts et d’agir ensemble.
Bonne lecture,
Patrick Legrand
Secrétaire général de l’UGICT/CGT-RATP

Pour télécharger la lettre : Lettre N°1 page à page