TLA : Quelle considération pour l’encadrement ?

Pour télécharger le tract : Tract RER TLA PA SACEM

 

Le 19 avril 2017, l’UGICT/CGT-RATP a déposé une alarme sociale auprès de la Direction du RER, pour le motif suivant :

Non-respect de l’article 2-3 de « l’Accord Cadre du 29/07/2016 pour une modernisation de la conduite et une amélioration de la qualité de vie au   travail au service des voyageurs » concernant la non reconnaissance de      l’encadrement lors des négociations relatives à l’accord de Mise en place du PA SACEM sur la ligne A du RER.

 En effet, l’accord cadre du 29 juillet 2016, prévoit dans son article 2-3 que : « L’investissement du management de proximité et des fonctions support de ligne est indispensable à la réussite de ces projets liés à la conduite. Les négociations locales actées dans le présent accord cadre en tiendront compte en fonction de l’accompagnement managérial nécessaire. ».

Ainsi, l’UGICT/CGT-RATP constate que la Direction du département RER refuse dans ce dossier de mise en place du PA SACEM sur la ligne A, de reconnaître cet accompagnement spécifique.

La Direction du RER admet que le personnel d’encadrement de la Ligne A participera activement au déploiement de cette technologie, ce qui va constituer une charge de travail supplémentaire, mais considère que cela fait partie intégrante de ses attributions et ne souhaite pas reconnaître particulièrement son implication qui va pourtant permettre la bonne mise en œuvre du projet.

La Direction considère que la mise en place du pilotage automatique SACEM concerne exclusivement les conducteurs et bien que l’encadrement de la Ligne A participera à la mise en œuvre, notamment en dispensant les formations, instructions ou accompagnements nécessaires, la reconnaissance du management se fera au travers de l’avancement ou de l’attribution, en fonction de l’atteinte des objectifs individuels, de la prime de résultat….

Fermez le ban !

L’UGICT/CGT-RATP s’étonne que les signataires, à savoir l’UNSA et Force Ouvrière n’exigent pas le respect de l’accord  cadre qu’ils ont avalisé en apposant leur signature.

Les intérêts de l’encadrement passeraient-ils au second rang?

Face à ce positionnement qui vise à ne pas reconnaître l’implication des agents d’encadrement dans ce dossier et alors que l’accord cadre du 29 juillet 2016 le prévoit,  l’UGICT/CGT-RATP a émis un constat de désaccord pour conclure son alarme sociale.

L’UGICT/CGT-RATP, organisation spécifique de la CGT pour l’encadrement, demande que la direction du RER revienne sur son positionnement actuel et porte un signe de reconnaissance vers les agents d’encadrement sans qui, la mise en place du pilotage automatique SACEM sur la Ligne A ne pourra se faire dans de bonnes conditions.

 

 

Automatisation ligne 4, volet encadrement : Et les effectifs ?

Pour télécharger le tract : Tract L4 Automatisation volet encadrement

Dans le cadre de l’automatisation de la ligne 4, un protocole d’accord portant sur l’organisation de l’encadrement est proposé aux organisations syndicales.

S’inspirant de ce qui a été mis en place sur les lignes 14 et 1 en termes   d’organisation du travail et de définition des postes, ce texte voit en plus la création d’un nouveau métier pour une ligne automatique, à savoir Superviseur Des Espaces, spécialement dédié à l’encadrement des agents de station avec une qualification de MLE.

Si lors des premiers échanges, la Direction envisageait la mise en place de 4 SDE, la CGT a porté la revendication d’avoir un SDE/secteur/service pour les services jour et mixte ainsi que 2 SDE supplémentaires en   charge de la Maîtrise du territoire et de la Gestion des lieux. La CGT-RATP se félicite que sa revendication ait eu un écho favorable.

Si les grandes lignes de ce projet semblent acceptables en terme d’organisation du travail, d’accompagnement des agents dans leur futur métier, la grande inconnue reste pour nous les effectifs.

Confortant une posture qui se refuse à afficher ce que seront les effectifs dans la future organisation,     la Direction de la ligne 4 a bien évoqué, lors des        audiences, la cible pour chacune des catégories, mais se refuse à transcrire ces chiffres dans le protocole.

Une organisation de travail ne peut fonctionner seulement si les effectifs qui lui corresponde sont au bon niveau.

Or, dans ce protocole seul le chiffrage des SDE est quantifié et rien pour les autres catégories.

Combien de SPE?

Combien de SE?

Il est vrai que lors des négociations, seule la CGT a interpellé la Direction sur cette problématique.

La CGT fait de cette question un point de blocage car le niveau des   effectifs conditionne les conditions de vie et de travail. D’ailleurs la Direction de la ligne 4 ne s’en cache pas, les effectifs peuvent être   remis en cause chaque année par une baisse du budget notifié !

Si, pour la Direction, il n’est plus question de présenter l’armement de la ligne par le biais de synoptiques, ceux-ci donnant une trop forte      visibilité de la situation dans le temps, il nous semble compliqué d’apposer la signature de notre syndicat sur le protocole en l’absence d’engagements écrits sur les effectifs, cela reviendrait à signer un chèque en blanc !

Concernant le volet social, la CGT-RATP a porté la revendication de mesures pérennes, à savoir l’équivalent de 10 points sur le salaire pour tous les agents accompagnant le projet, y compris les agents en charge de la gestion des ressources.

Suivant une logique maintenant en cours dans l’entreprise et accompagnée par certaines organisations syndicales, la Direction de la ligne 4 s’est positionnée pour un accompagnement par la prime…

Au regard de ces éléments, la CGT-RATP ne signera pas le protocole d’accord sur l’organisation de l’encadrement de la ligne 4 modernisée.

 

 

A la RATP, défendons notre régime spécial de protection sociale !

Pour télécharger la pétition : 2017 – CGT – pétition défendons notre régime spécial de protection sociale!

pour télécharger le tract : 2017 – CGT – tract notre protection sociale est en danger

 

La Direction de la CCAS a rencontré, début avril, les syndicats représentatifs pour leur présenter le dossier « Éléments de diagnostic sur les coûts de gestion du risque maladie de la CCAS ».

Ce dossier consiste à remettre en cause notre régime spécial de protection sociale en s’appuyant sur un rapport de l’IGAS * de 2013 qui visait à faire la démonstration d’un soi-disant surcoût des régimes spéciaux…

N’en déplaise à l’IGAS* et aux politiques qui n’aspirent qu’à la destruction de notre protection sociale, notre régime spécial est efficace socialement et économiquement, il est même meilleur que
la moyenne des autres régimes, notamment par :

  • Des délais de remboursements plus courts,
  • Des remboursements simultanés sécurité sociale et mutuelle,
  • Un service d’accueil « physique » et « téléphonique »,
  • Un service interne d’action sociale,
  • Des dépenses de santé par ressortissant  inférieures de 386 € à celles du régime général !

Malgré cela, la CCAS, avec la complicité de la direction de la RATP, tente d’imposer son projet qui vise notamment:

  • à la suppression de plusieurs dizaines de postes à la CCAS,
  • à la baisse des rémunérations de certains agents,
  • à la déqualification des postes,
  • à l’externalisation des remboursements maladie …

Si ce projet venait à être mis en œuvre, ce serait un des derniers pans de notre protection sociale qui, à terme, disparaitrait, après l’externalisation de la caisse de retraite de la RATP (CRP), des Prestations Familiales et de l’Assurance Chômage…

Pour la direction ce n’est jamais assez ! Son seul but est de casser ce qui reste de notre protection sociale. C’est de sa seule volonté que ce projet est lancé. La disparition de notre régime spécial et de son espace santé aura des effets négatifs sur notre bien commun et notre pouvoir d’achat.

La CGT-RATP appelle tous les agents à intervenir et à agir !

  • Je suis attaché à mon régime de protection sociale dont la qualité et l’efficacité sont avérées »,
  • Je m’oppose à sa remise en cause et aux suppressions de postes »,
  • Je demande que les moyens nécessaires à son bon fonctionnement et au développement de nouvelles prestations lui soient attribués ».

JE SIGNE !