Opérateurs Gestion des Ressources, la CGT s’engage

Pour télécharger le tract : AX signature protocole 122017

LA CGT RATP défend le déroulement de carrière des opérateurs de la famille gestion des ressources…et signe l’avenant n°5 au protocole.

Fin 2016, La CGT RATP a consulté l’ensemble des agents des filières AX, B4 et H dans un tract pétition afin de demander la réouverture des    négociations concernant leur protocole de déroulement de carrières. Cette pétition qui a recueilli 26 % de signatures, a permis à la CGT RATP d’obtenir l’inscription des négociations à l’agenda social 2017.

C’était une première victoire…

 Après un cycle d’audiences où nous avons porté les revendications des agents, une réunion pluri syndicale s’est tenue le 16 octobre dernier.

Oh mauvaise surprise! Alors que venions pour discuter sur le fond du  déroulement de carrière des opérateurs, la Direction nous a présenté l’avenant n° 5 sans tenir compte d’aucune proposition faite lors des audiences. Soit le même avenant au protocole présenté aux organisations syndicales en 2015 et qui n’avait pas recueilli les signatures nécessaires à son adoption.

La représentante de la Direction a indiqué que nous n’obtiendrions rien de plus…..et a mis fin à la « négociation ».

Face à autant de mépris et à une attitude contraire au dialogue social, la CGT RATP a déposé immédiatement une alarme sociale.

Suite à cette alarme où la CGT a pu une fois de plus porter les revendications des agents des filières, une dernière version de l’avenant qui se voulait initialement figé, nous a été présentée le 13 novembre dernier par la Direction de GIS.

Ainsi, de nouvelles propositions ont été formulées :

Þ  Opérateurs non qualifiés : Création d’une échelle E 8 accessible en 3 à 6 ans (20/30/30/20%).

Þ  Embauche des opérateurs qualifiés : Pour les détenteurs d’un diplôme spécifique de niveau IV (assistant dentaire, secrétaire médicale, comptable…), embauche directe à la E6 au lieu de la E5 et passage à la E7 à 2 ans de E6.

Þ  Opérateurs qualifiés : création d’une échelle E 12 accessible au choix avec 4 ans d’ancienneté de niveau 11.

Þ  Accès métier de DEV : condition supplémentaire 3 ans de niveau E6.

Þ  OQD : création du niveau E12+30 en 2 à 5 ans de E12+20 (20/30/30/20%) (avant E12 +15 points maximum).

Þ  Mesures de raccordement pour les OQD E12 +5 points ou E12 +15 au 31/12/2017. Ils seront positionnés respectivement sur les E12 +10 ou E12 +20 au 01/01/2018.

Þ  Durée de l’avenant : L’avenant n°5 est conclu pour une durée déterminée de 2 ans. Les prochaines négociations devront aborder le système d’ancienneté par fourchette.

Après avoir consulté ses adhérents, la CGT RATP a apprécié favorablement ces avancées et a signé l’avenant N°5 au protocole, même si toutes ses revendications n’ont pas été retenues par la Direction.

 LA CGT RATP continuera à défendre les intérêts des agents de la famille Gestion des Ressources et plus particulièrement pour un meilleur déroulement de carrière, des formations adaptées facilitant les mobilités et une reconnaissance des qualifications.

 

MAE au CRIV Circulez … Y’a rien à voir !

Pour télécharger le tract : 2017-11-24 – Tract Utilisation MAE

Une fois n’est pas coutume, nous pourrions dire : « Nous vous avions prévenu… »
Mais au vu des conséquences, il est triste de constater que nos inquiétudes étaient justifiées.

Tous les systèmes de mobilité, de promotion sociale et la qualité de service sont bloqués à cause de la productivité outrancière du département BUS mettant en évidence de sérieux problème d’effectif, en UO comme au CRIV.
Le département BUS concède que les dépôts priorisent la production kilométrique du fait de leur sous effectifs et que du coup les MAE sont bloquées sur des services au volant au lieu de valoriser leur formation et leur déroulement de carrière.
Tant pis si l’agent sort tout juste de formation et n’a même pas le temps de mettre en pratique ce que le NEF lui a enseigné.
Tant pis si le CRIV a des problèmes de couverture de service.
Et tant pis si les postes d’agents de maîtrise des dépôts ne peuvent pas être couverts parce que les mobilités du CRIV sont freinées.
Quelle entreprise peut se permettre de ne pas valoriser les formations dispensées en interne dans le cadre de la promotion sociale ? Est-il normal de générer autant de frustration à tous les niveaux de l’exploitation BUS ?
Car ne le cachons pas, les Machinistes-Receveurs qui décident de s’engager dans la voie d’accession aux MAE ne visent que la Maîtrise ! Sinon pourquoi accepter de venir au CRIV malgré toutes les contraintes que cela engendre ? Perte de salaire, distance, alternance des périodes au CRIV et au dépôt, conditions de travail dégradées au CRIV que plus personne à BUS ne peut ignorer…
Quelle frustration de retourner au volant après 14 semaines de formation FIR sans avoir la chance de parfaire ses compétences ni même de les mettre en pratique !!!
Que cela doit être démotivant pour un Régulateur de se voir sélectionné dans le cadre de la mobilité pour quitter le CRIV et de voir le poste donné à quelqu’un d’autre parce que le CRIV refuse de le laisser partir si les dépôts refusent d’y détacher leurs MAE !!!
La direction a beau argumenter sur son recrutement intensif, il est paradoxal de constater que malgré le besoin de 350 Machinistes-Receveurs supplémentaires dans le cadre de l’augmentation de l’offre, la direction s’autorise à supprimer 219 postes lors du premier semestre 2017…
BUS
Tout cela à cause du sous-effectif des Machinistes-Receveurs …
Productivité quand tu nous tiens !!!

Sommes-nous bien tous certains de travailler pour la même entreprise
au sein du département BUS ?
• Besoin des MAE au volant.
• Complexité augmentée pour le travail des Régulateurs, Informateurs Voyageurs et Superviseurs du CRIV
• Problème de couverture de service au CRIV
• Blocage des mobilités au CRIV
• Augmentation du travail en S.
• Augmentations de la charge de travail des REL.
• Demande aux REL de prendre le volant pour les périodes les plus critiques.
• Nomination de MAE sur des postes de REL malgré les engagements du directeur du département BUS sur l’importance d’une expérience de régulation pour ces postes.
Et tout cela dans un contexte ou le nombre de ligne pénalisées par le contrat IDF MOBILITE (ex STIF) pour perte interne augmente lors du premier semestre 2017, passant de 18 lignes lors du premier trimestre à 79 lignes lors du deuxième trimestre.
La direction voudrait saborder notre qualité de service et nos conditions de travail au bénéfice de ses résultats financiers qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.
C’est pour dénoncer tout cela que la CGT ENCADREMENT a décidé de déposer une alarme sociale auprès du département BUS sur le motif : « Gestion par les dépôts de l’effectif Machinistes Assistants d’Exploitations (MAE) régulation BUS et son impact sur la couverture de service au CRIV. »
Après des discussions où les représentants de la direction n’ont pu contester nos arguments, il en ressort qu’il y a un sérieux manque de cohérence dans la politique de gestion des UO et du département BUS. Chacun cherche à tirer la couverture à soi et tant pis si cela se fait au détriment des agents assurant quotidiennement l’exploitation du réseau de surface.
Nous sommes donc sortis de cette alarme sociale avec un constat de désaccord car nous ne pouvons cautionner une recherche constante et inconsidérée de faire de l’argent sur le dos du personnel au sein du département en dégradant nos conditions de travail.
La direction de l’EPIC ne cesse de dire que « Nous devons placer le client au centre de nos priorités », mais comment offrir un service de qualité quand le département BUS ne cesse de supprimer des postes ?
La CGT ENCADREMENT n’en restera pas là, nous sommes déterminés à obtenir du département que les effectifs soient réellement adaptés à la réalisation de notre mission de service public dans de bonnes conditions ainsi que le respect des agents et de leur déroulement de carrière.
Notre combat continuera tant que de vraies solutions, pérennes, ne seront pas mises en place afin d’endiguer cette gestion absurde de l’effectif qui, chaque jour, pèse sur chacun d’entre nous.

Augmentation de la CSG « Compensée »… Oui, MAIS !

Suite à l’annonce faite par le gouvernement Macron de la hausse de 1,7% de la CSG pour tous les salariés et retraités dès le 1er janvier 2018, la CGT RATP avait aussitôt interpelé la direction de la RATP pour qu’elle apporte toutes les garanties nécessaires afin que les salariés ne soient pas pénalisés par cette décision gouvernementale et bénéficient de la même augmentation de pouvoir d’achat que les salariés du privé.

Pour lire la suite télécharger le tract : Tract Compensation CSG novembre 2017 v2

Utilisation des AMP sur les trains…

Pour télécharger le tract : Conduite AMP RER jours de grève

L’UGICT/CGT-RATP souhaite faire un point quant à l’utilisation des AMP sur les trains les jours de grève. Ceci pour revenir de façon formelle sur la position de notre organisation syndicale et des délégués qui ont œuvré depuis 2007 suite à la mise en place du service garanti et du plan de prévisibilité.

La base même des revendications et des négociations qui ont été menés, l’ont été pour préserver au mieux l’intérêt général des AMP qui travaillent au quotidien avec les conducteurs.

Depuis le 21/08/07 la loi sur la continuité du service public s’applique.

Elle est déclinée depuis le 07/01/08 au sein de la RATP par le plan de prévisibilité. Celui-ci définit les périmètres d’activités et les volumes de personnels indispensables à la réalisation du plan de transport. Il fait notamment état du redéploiement du personnel non gréviste formé aux activités.

Au delà du problème éthique posé par une entreprise qui se dit citoyenne, ces situations sont sources de divisions profondes et graves entre catégories professionnelles.

Elles seront à terme contre-productives, notamment depuis le renouvellement d’une grande partie des AMP, des jeunes agents qui auront des difficultés à pérenniser le travail d’équipe (attachement, relation avec le PCC) et le lien nécessaire au bon fonctionnement de l’exploitation.

L’UGICT/CGT-RATP dénonce une nouvelle fois ces méthodes qui ne peuvent remplacer une véritable politique sociale à la RATP, pointe les dangers de cette utilisation portant atteinte à la citoyenneté de chaque salarié de l’encadrement et risquant d’opposer durablement des catégories entre elles.

Les délégués de la ligne B furent les premiers à la RATP à devoir composer avec ces nouvelles dispositions lors du conflit « coupe du monde de Rugby » puis lors des conflits sur l’interopérabilité.

Nos interventions ont été déterminantes et ont permis à ce jour que nous ne soyons pas employés à la conduite des trains de voyageurs lors des conflits sociaux.

Quelques dates :

 21/08/07    Loi sur la continuité du service public ;

07/01/08    Plan de prévisibilité RATP ;

20/10/07   Conflit TLB  « Coupe du monde de Rugby ». La direction utilise les cadres de TLB à la conduite des trains. Les AMP ne sont pas utilisés grâce aux interventions des délégués sur les risques d’après conflit ;

2008/2009 Nombreux conflits liés à la mise en place de l’interopérabilité sur la ligne B ;

2008       Négociation avec la direction de la ligne B afin qu’il n’y ait pas d’AMP utilisés à la conduite des trains de voyageurs les jours de grèves ;

Un accord est trouvé avec le Département RER, afin de contenir l’action des AMP à une  utilisation autre que la conduite des trains de voyageurs les jours de conflits sociaux, à savoir : Préparation des trains, garage, dégarage, accompagnement et canalisation ;

20/10/09 Communication de l’UGICT/CGT-RATP vers l’ensemble des AMP de TLB sur la position de la nouvelle directrice de TLB, visant à respecter les engagements ;

Déc.2009 Conflit ligne A. Les accords et engagements obtenus sur la ligne B servent de base de négociation pour TLA. Un relevé d’audience UGICT/CGT-RATP, UNSA, FO et la direction de TLA et RER est signé ;

Juin 2012 Tentative du Département RER de faire évoluer nos accords en voulant introduire une monétisation du bénévolat. Rejet formel de notre organisation syndicale.

Aujourd’hui, ces accords perdurent et s’appliquent.

Bien que la direction systématise la pression sur les AMP les jours de conflit, nous ne sommes pas employés à la conduite voyageur.

A chaque changement de direction de ligne vos délégués de l’UGICT/CGT-RATP s’assurent du respect des accords par le nouvel arrivant.

Face à une direction qui souhaite institutionnaliser les parcours individuels et individualistes, nous pensons que sur cette question comme sur beaucoup d’autres, le dialogue, le rapport de force, la réponse collective aux problèmes est plus que jamais une nécessité.

Aussi, pour être audibles nous devons sans cesse renforcer notre positionnement, notre capacité à négocier, d’interpeller et d’œuvrer pour le respect de nos valeurs et cela passe aussi par un renforcement de la syndicalisation.

Pour être plus forts et se retrouver collectivement, pour réfléchir ensemble aux problématiques de l’encadrement, rejoignez l’UGICT/CGT-RATP, organisation spécifique de la CGT pour l’encadrement.