Télétravail : la Direction consulte mais n’écoute pas !

Pour télécharger le tract : Tract Télétravail 2021-01-22

Après une période où une grande partie des salarié.e.s a été contrainte de mener une activité professionnelle depuis son domicile, la question du télétravail s’est imposée comme un véritable débat national en vue d’obtenir un encadrement de sa pratique.
Le télétravail n’est pas un privilège accordé par l’entreprise mais une nouvelle modalité de travail qui s’est développée avec la crise sanitaire.
Dans le cadre de son obligation d’assurer la sécurité et protéger la santé mentale et physique de l’ensemble de ses travailleurs sur leurs postes de travail, l’employeur se doit de prendre en charge les équipements inhérents à la pratique du télétravail.
Il se doit aussi de veiller à l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle et cela passe nécessairement par un vrai droit à la déconnexion.
Ce sont tous ces sujets, issus de l’enquête qu’elle a menée au cours de l’été dernier, que l’UGICT/CGT-RATP a porté auprès de la Direction dans le cadre des différentes réunions qui se sont tenues en vue de l’adoption d’un nouvel accord pour le début d’année 2021.
L’UGICT/CGT-RATP a défendu et porté plus de 30 revendications en faveur des salariés, des managers.
Elle a attiré l’attention de la Direction sur les points de vigilance et les mesures d’accompagnement associés à l’arrivée massive du télétravail dans notre entreprise notamment :
 un possible isolement des télétravailleurs et l’effacement du collectif de travail ;
 le transfert aux salariés des responsabilités de l’employeur en matière de santé, de sécurité, de prise en charge des outils de travail et également du respect du droit à la déconnexion ;
 l’allongement de la durée du temps de travail ;
 le chevauchement travail et vie privée ;
 l’augmentation du stress.
Votre contribution à l’enquête Télétravail de l’UGICT/CGT-RATP a permis de faire connaître vos attentes fortes en matière de prise en charge financière, de santé, sécurité et conditions de travail.
Malgré nos revendications répétées devant une Direction sans propositions et quasi-muette, celle-ci n’a eu comme seules réponses « nous n’avons pas mandat pour négocier sur ce sujet » lorsqu’il s’agissait du montant de l’indemnité ou encore « le salarié a le choix de ne pas télétravailler » lorsqu’il s’agissait des questions portant sur l’aménagement du poste de télétravail (les agents auraient à arbitrer entre un télétravail imparfait et un poste de travail en open-space / flex-office…).

Vous l’aurez compris devant un tel mépris, une absence quasi-totale de prise en compte de nos revendications, nous ne pouvions pas engager notre signature sur un tel accord qui ne prenait pas en compte les attentes des salariés et les évolutions liées à la crise sanitaire.
Alors que le reflet de la négociation conduisait naturellement à un rejet unanime de la part des organisations syndicales représentatives, nous avons été très surpris de découvrir que la CFE-CGC était signataire de l’accord.
De plus c’est sans aucune pudeur que dans un tract, elle s’accorde tout le mérite des petites mesurettes accordées et nous fait le reproche que l’accord ne peut s’appliquer du fait de notre non-signature.
Nous regrettons que des sténotypistes ne soient plus présentes dans les négociations afin que les salariés aient le vrai retour de ce qui se dit lors de ces rencontres.
Oui nous assumons pleinement notre non-signature…
L’accord proposé par la Direction ne comporte aucune avancée significative et n’aurait pas changé les termes de l’accord actuel.
L’ouverture du télétravail aux agents en horaires variables, demandée dès juillet 2020 par les trois organisations syndicales représentatives, était consentie au prix d’un renoncement au libre choix du régime horaire : « Il est précisé la non-possibilité de passage aux Horaires Variables pour les agents d’encadrement qui ont opté pour une convention individuelle de Forfait en jours. » (extrait de l’accord). Ce cheval de Troie était inacceptable !
Pour ces raisons, nous avons pris la décision de ne pas signer ce nouvel accord, notre signature aurait laissé penser que nous acceptions des micro évolutions très en deçà des attentes que vous avez exprimées.
Faute de signataires, la Direction sera contrainte de revenir à la table des négociations pour rediscuter des points bloquants, soit immédiatement -nous y sommes prêts- soit au plus tard dans un an car l’accord en vigueur prend fin en juin 2022.
Nous allons donc pousser nos revendications, qui sont aussi vos attentes, et continuons à exiger l’ouverture du télétravail aux horaires variables sans contrepartie au nom de l’égalité de traitement des salariés.
La CGT accompagnera vos aspirations en s’attachant à défendre des garanties collectives pour chacun.e, qu’il/elle souhaite à l’avenir télétravailler ou pas.

GDI : RTT concertés : la direction ne manque pas d’idées !

Pour télécharger le tract : Tract RTT_RI_final

Malgré une année difficile pour toutes et tous, la Direction ne faiblit pas pour donner des mauvais coups.
Après des réorganisations qui ont vu les conditions de travail se dégrader, une reconnaissance inexistante après les efforts des deux confinements, la nouvelle idée est d’imposer des jours de congés aux agents.
Est-ce utile d’initier ce genre d’action en pleine crise sanitaire ?
La direction a donné ses justifications :
– Maîtriser la dette de temps ;
– Harmoniser les pratiques ;
– Préserver la santé des salariés ;
– Permettre de mieux concilier vie privée et vie professionnelle.
Ces deux dernières raisons sont en effet de « beaux » arbres cachant la forêt d’une réalité bien plus terne, celle de contrôler la dette de temps en imposant des congés, sans être par ailleurs en capacité de faire la démonstration qu’une telle mesure est efficace à cet égard !
Le cynisme d’une direction qui joue et manipule le vocabulaire en faisant passer l’imposition de « repos » pour de la bienveillance.
En ce qui concerne la conciliation vie privée, vie professionnelle, les agents de « République » apprécieront puisque la direction de l’Unité Voie va les faire travailler un week-end sur deux.

Dans cette grande tambouille de la direction on y trouve tout et n’importe quoi, comme la possibilité de dérogation pour les équipes en roulement sans avoir jamais eu l’explication de ce qu’était un « roulement » !
La punition aurait pu être plus grande car la volonté de la direction était d’imposer 6 jours aux agents.
Dans la concertation, la CGT/RATP a obtenu une diminution de moitié.
A contrario, la CFE-CGC a montré toute l’étendue de ses talents d’ambassadeur et d’accompagnateur des projets de la direction. A se demander de quel côté de la table siègent ses représentants !
La CGT/RATP restera vigilante sur le nombre de jours imposés dans les années futures. Il est inconcevable d’infantiliser et de vouloir contrôler les agents.

GMdT / GT : 2013 – 2020

L a séance de négociation, portant sur le nouveau protocole régissant les métiers des agents de la sous-filière B2, s’est tenue le lundi 14 décembre.
Nous sommes donc à la fin d’un processus qui s’est engagé il y a plus d’un an…
Tout au long de cette discussion, la CGT a porté et défendu les intérêts des GMdT, GMdT maîtrise et GT dans la perspective d’obtenir de nouvelles avancées sociales et salariales.
Pour lire la suite : télécharger le tract Tract fin négociation GMdt GT 122020