RETOUR D’AUDIENCE « VOLET SOCIAL » CRIV

Le nouveau protocole RDCE* qui revoit à la baisse plusieurs mesures sur le déroulement de carrière de l’encadrement ne doit pas avoir de conséquences sur le dossier CRIV. C’est le cas notamment des modalités d’attribution de points mobilité, changement de Niveau de Montée en Compétences et changement de catégorie.

Pour l’UGICT/CGT le principe d’égalité de traitement des agents impose le maintien à l’identique du dispositif actuel !
Les agents arrivant au CRIV doivent continuer à bénéficier de toutes les mesures prévues dans le Relevé de Décisions CRIV .
Les agents ne doivent pas être pénalisés par le calendrier de déploiement du CRIV ni par les conséquences d’un protocole réduisant les possibilités de déroulement de carrière de l’encadrement à déconnecter du Relevé de Décisions.

Concrètement L’UGICT/CGT a porté les revendications suivantes :

  • Maintien des 10 points de mobilité au bout d’un an au CRIV bien que les nouvelles modalités de reconnaissance de la mobilité soient moins favorables dans le RDCE.
  • Maintien de l’attribution de 25 points pour les AM qui rejoignent le CRIV et ce, au moins jusqu’en juin 2015.
  • Maintien du principe de « N M C» s’il est déclenché par un et/ou deux des dispositifs précédents. Pour en assurer le suivi, nous avons demandé à la direction de nous fournir une liste des agents concernés avec leur positionnement sur l’ancienne grille PFE au moins jusqu’à juin 2016 afin de pouvoir contrôler la bonne application des mesures NMC.
  • Pour les MAE nous avons réclamé un dispositif identique à l’existant soit l’équivalent des 20 points de changement de catégorie plus les points de transposition de la grille MR à celle d’AM qui en fonction des changements d’échelon représentent entre 15 et 30 points.
  •  Les tuteurs et référents doivent également continuer à bénéficier et ce y compris au-delà de la période de déploiement, de 10 points de reconnaissance de leur « montée en compétences ».

L’ensemble de ces mesures ne doivent pas être considérées comme de l’avancement, il s’agit bien de mesures spéciales CRIV, elles ne doivent pas interdire un « avancement classique ».

Les commissaires classeurs doivent avoir une formation particulière sur le RDCE ainsi que les moyens de suivre les agents du CRIV sur l’ancienne grille (notamment pour les changements de catégories et NMC).

Sur l’organisation du travail nous avons interpellé les représentants de la direction sur des dysfonctionnements observés depuis l’ouverture du CRIV, notamment sur le non-respect de l’alternance des services matin/après midi et sur la nécessité de revoir les nombreux TM inadaptés.

Nous avons également réaffirmé nos demandes restées sans réponses depuis le début des négociations sur le CRIV :

  • Habillage des grilles régulateurs (équilibre repos/types de services).
  • Attribution des 3 vraies semaines de vacances avec les WE encadrants.
  • Renforcer le nombre de pupitres de régulation, notamment la nuit.
  • Etendre au moins à 3 jours l’apprentissage d’un nouveau pupitre/nouvelles lignes avec une mise en fonction sur le poste rapidement.

Nos revendications semblent avoir retenu l’attention d’une direction bien consciente qu’un changement des règles du jeu en cours de partie aurait un impact négatif sur la motivation des agents.

 Rien n’est encore écrit !

Même si nous restons en désaccord sur l’organisation de travail du CRIV, nous participerons activement aux réunions avec la direction et vous tiendrons informés des propositions de la direction pour construire ensemble nos revendications et agir sur les futures négociations.

Telecharger le tract au format PDF: Tract CRIV Juillet 2014

 

 

 

Le CRIV : pas encore fait !

Le 2 septembre, le CRIV doit ouvrir ses portes en imposant la disparition des régulateurs sur le terrain et des réorganisations dans les centres Bus qui contraindront notamment les REL* à subir une charge de travail toujours plus importante.

Dans ces conditions, on demandera très vite aux régulateurs devenus techniciens de gérer des départs, des services et non plus des hommes, et aux « REL managers » de contrôler leurs agents et de gérer les conflits avec une régulation déshumanisée.

L’appauvrissement du contenu des missions de l’encadrement, des relations encadrement/machinistes receveurs aura forcément des conséquences sur la motivation et la qualité de vie au travail des agents, avec en bout de chaine un impact sur la qualité du service rendu aux usagers.

Pour la direction, le CRIV et les réorganisations qui en découlent sont les meilleurs choix pour assurer la pérennité du réseau BUS et dans le cadre d’un « dialogue social de qualité » elle se borne à marteler « la nécessaire productivité pour faire face à la concurrence » sans modifier la moindre ligne de son projet.

De notre point de vue cette obstination dépasse le pouvoir d’un employeur à décider d’une organisation de travail au mépris des risques qu’elle fait courir à ses salariés notamment en matière de santé.

C’est pour ces raisons que l’Ugict/CGT engage, aux cotés du CHSCT BUS, une procédure judiciaire pour remettre en cause le projet CRIV.

En attendant ce rendez-vous au TGI de Paris le 3 septembre pour un jugement rendu courant octobre, l’Ugict/CGT-RATP reste disponible et mobilisée pour continuer d’organiser avec les agents, la contestation de cette réorganisation néfaste.

*Responsable d’Equipe de Ligne

Le CRIV nuit déjà à la santé

Ce projet de nouvelle organisation de la régulation n’a pas encore recueilli l’avis
des instances, dans ce contexte le CHSCT a demandé la réalisation d’une expertise.
L’ouverture, prévue par le département en septembre 2013, sera possible si toutes les conditions requises sont réunies (conditions d’utilisations des agents, horaires, fiches de postes, roulements, affectations, traitement des conséquences dans les centres, etc…).
Hors à ce jour plusieurs de ces informations manquent de clarté sans que la direction y apporte de vraies réponses. C’est le cas des conditions de recensement des régulateurs, de l’avenir des MAE, ou encore de l’avenir des régulateurs restant dans leur centre…
Cette future organisation du travail qui est une déclinaison pour Bus du plan d’entreprise, inquiète légitimement les agents. Trop de questions restent sans réponse sur leur avenir, leur charge de travail, les conséquences sur leur santé…
Le CRIV engage la remise en cause de notre métier, de notre savoir faire, aucun régulateur n’est capable de faire une régulation de qualité avec 5 voire 6 lignes sur son pupitre.
Financer le développement du groupe probable concurrent de l’EPIC RATP ?
Baisse de la régularité des lignes, dégradation des relations avec les machinistes
receveurs, stress permanent, surcharge de travail… Ces dégradations impacteront nos
conditions de travail et créeront les conditions pour pointer la baisse de qualité du service rendu aux voyageurs, ce qui précisément nous distingue de la concurrence.
Ce projet engage clairement l’avenir du département Bus et donc nos emplois,
d’autant que les regroupements de centres et les projets de régionalisation des
ressources humaines aggraveront encore la réduction des postes cadres et maîtrise.
Ce genre de politique mène, on le voit au niveau national ou européen, à la baisse des salaires et/ou à l’augmentation du temps de travail pour soi disant garantir l’emploi.
Participez au rassemblement organisé à LYBY à partir de 10h30 et à la journée d’action pour exprimer votre refus, dénoncer le plan de productivité qui impact quotidiennement nos conditions de travail, les emplois et l’avenir de l’EPIC RATP.

Le CRIV nuit déjà à la santé…

Trop de pression pour le projet CRIV

Le CRIV est pour l’instant un projet mais il pèse déjà lourdement
sur le quotidien des agents.
Le recensement des régulateurs candidats pour le CRIV se passe dans de mauvaises conditions.
Les pressions exercées sur les agents sont inacceptables et vont à
l’encontre des engagements pris par la direction du département.
L’UGICT/CGT a déposé une alarme sociale auprès du département (voir tract) avec une demande simple : faire cesser ces pratiques en rappelant à l’ordre les directions des centres sur les points suivants :
o Aucune obligation d’aller au CRIV ne s’impose aux agents (hormis pour les agents ayant moins de deux ans de maîtrise, AT2 prévu par contrat de travail et accès concours ou choix si le projet de volet social s’applique)
o Le positionnement sur la grille MAE ne peut être remis en cause ;
o Aucun ENGAGEMENT DEFINITIF ou RENONCEMENT A LA REGULATION n’est à signer.
Cette réorganisation de la régulation est un choix unilatéral de
l’entreprise qui la place en responsabilité de proposer aux agents un
accompagnement concernant :
o La formation pour préparer une mobilité, une reconversion… ;
o La mobilité en proposant au moins deux postes correspondant
au niveau occupé ;
o Le maintien de la rémunération.
Le protocole GPEC* prévoit ces dispositions et contrairement au projet de volet social du CRIV s’applique dans l’entreprise.

*Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences

TROP DE PRESSION POUR LE PROJET1 CRIV