MAE au CRIV Circulez … Y’a rien à voir !

Pour télécharger le tract : 2017-11-24 – Tract Utilisation MAE

Une fois n’est pas coutume, nous pourrions dire : « Nous vous avions prévenu… »
Mais au vu des conséquences, il est triste de constater que nos inquiétudes étaient justifiées.

Tous les systèmes de mobilité, de promotion sociale et la qualité de service sont bloqués à cause de la productivité outrancière du département BUS mettant en évidence de sérieux problème d’effectif, en UO comme au CRIV.
Le département BUS concède que les dépôts priorisent la production kilométrique du fait de leur sous effectifs et que du coup les MAE sont bloquées sur des services au volant au lieu de valoriser leur formation et leur déroulement de carrière.
Tant pis si l’agent sort tout juste de formation et n’a même pas le temps de mettre en pratique ce que le NEF lui a enseigné.
Tant pis si le CRIV a des problèmes de couverture de service.
Et tant pis si les postes d’agents de maîtrise des dépôts ne peuvent pas être couverts parce que les mobilités du CRIV sont freinées.
Quelle entreprise peut se permettre de ne pas valoriser les formations dispensées en interne dans le cadre de la promotion sociale ? Est-il normal de générer autant de frustration à tous les niveaux de l’exploitation BUS ?
Car ne le cachons pas, les Machinistes-Receveurs qui décident de s’engager dans la voie d’accession aux MAE ne visent que la Maîtrise ! Sinon pourquoi accepter de venir au CRIV malgré toutes les contraintes que cela engendre ? Perte de salaire, distance, alternance des périodes au CRIV et au dépôt, conditions de travail dégradées au CRIV que plus personne à BUS ne peut ignorer…
Quelle frustration de retourner au volant après 14 semaines de formation FIR sans avoir la chance de parfaire ses compétences ni même de les mettre en pratique !!!
Que cela doit être démotivant pour un Régulateur de se voir sélectionné dans le cadre de la mobilité pour quitter le CRIV et de voir le poste donné à quelqu’un d’autre parce que le CRIV refuse de le laisser partir si les dépôts refusent d’y détacher leurs MAE !!!
La direction a beau argumenter sur son recrutement intensif, il est paradoxal de constater que malgré le besoin de 350 Machinistes-Receveurs supplémentaires dans le cadre de l’augmentation de l’offre, la direction s’autorise à supprimer 219 postes lors du premier semestre 2017…
BUS
Tout cela à cause du sous-effectif des Machinistes-Receveurs …
Productivité quand tu nous tiens !!!

Sommes-nous bien tous certains de travailler pour la même entreprise
au sein du département BUS ?
• Besoin des MAE au volant.
• Complexité augmentée pour le travail des Régulateurs, Informateurs Voyageurs et Superviseurs du CRIV
• Problème de couverture de service au CRIV
• Blocage des mobilités au CRIV
• Augmentation du travail en S.
• Augmentations de la charge de travail des REL.
• Demande aux REL de prendre le volant pour les périodes les plus critiques.
• Nomination de MAE sur des postes de REL malgré les engagements du directeur du département BUS sur l’importance d’une expérience de régulation pour ces postes.
Et tout cela dans un contexte ou le nombre de ligne pénalisées par le contrat IDF MOBILITE (ex STIF) pour perte interne augmente lors du premier semestre 2017, passant de 18 lignes lors du premier trimestre à 79 lignes lors du deuxième trimestre.
La direction voudrait saborder notre qualité de service et nos conditions de travail au bénéfice de ses résultats financiers qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.
C’est pour dénoncer tout cela que la CGT ENCADREMENT a décidé de déposer une alarme sociale auprès du département BUS sur le motif : « Gestion par les dépôts de l’effectif Machinistes Assistants d’Exploitations (MAE) régulation BUS et son impact sur la couverture de service au CRIV. »
Après des discussions où les représentants de la direction n’ont pu contester nos arguments, il en ressort qu’il y a un sérieux manque de cohérence dans la politique de gestion des UO et du département BUS. Chacun cherche à tirer la couverture à soi et tant pis si cela se fait au détriment des agents assurant quotidiennement l’exploitation du réseau de surface.
Nous sommes donc sortis de cette alarme sociale avec un constat de désaccord car nous ne pouvons cautionner une recherche constante et inconsidérée de faire de l’argent sur le dos du personnel au sein du département en dégradant nos conditions de travail.
La direction de l’EPIC ne cesse de dire que « Nous devons placer le client au centre de nos priorités », mais comment offrir un service de qualité quand le département BUS ne cesse de supprimer des postes ?
La CGT ENCADREMENT n’en restera pas là, nous sommes déterminés à obtenir du département que les effectifs soient réellement adaptés à la réalisation de notre mission de service public dans de bonnes conditions ainsi que le respect des agents et de leur déroulement de carrière.
Notre combat continuera tant que de vraies solutions, pérennes, ne seront pas mises en place afin d’endiguer cette gestion absurde de l’effectif qui, chaque jour, pèse sur chacun d’entre nous.

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