Carence : C’EST FAIT… SI RIEN N’EST FAIT !

Pour télécharger le tract : 2017-12-21-tract-CGT-RATP-Carence

Le 20 Novembre dernier, en catimini, un amendement a été adopté à l’Assemblée Nationale, pour la mise en place d’une journée de carence, impactant les agents RATP en cas d’arrêt maladie.

Le Gouvernement tente de justifier cette mesure, censée améliorer le service public en résorbant les absences pour raisons de santé de courte durée et d’obtenir une équité entre public et privé.
EQUITÉ VOUS AVEZ DIT ?
Alors pourquoi ne pas abroger les trois jours de carence pour le privé ?
Pour ce qui est de l’amélioration du service public, c’est un procès d’intention. À les écouter, les agents du service public qui s’arrêtent ne seraient pas des malades mais des tricheurs !
Ne pas payer une journée d’arrêt maladie n’abaisse pas le nombre de malades et cette journée de carence incitera donc les plus précaires d’entre-nous à venir travailler malade, contagieux ou pas.
Un agent malade n’est pas productif et la contrainte de venir travailler malade augmente le risque de mal être au travail.

À LA RATP, LES SALARIÉS PLUS PRÉSENTS QUE CEUX DU PRIVÉ
De plus, l’argument du présentéisme ne tient pas à la RATP (voir le tableau).
Alors où est l’utilité d’une journée de carence à la RATP puisque le nombre de jours d’arrêts de travail est 60 % inférieur à la RATP que dans le régime général et 300 % inférieur à la RATP que dans les autres entreprises du transport !
Où est la justice de ce dispositif en sanctionnant deux fois les salariés qui sont malades.

DÉJÀ EN 2012, le pouvoir politique en place avait tenté d’imposer cette mesure. La dimension populiste et démagogique de cette démarche n’a d’égal que l’inefficacité sociale et la volonté de stigmatiser, de nouveau, les agents du service public.

Une nouvelle fois, le gouvernement cherche à durcir les règles et surtout à revenir sur une disposition protectrice de notre statut du personnel.
Et le Gouvernement cache à peine sa volonté d’ imposer, à terme, trois jours de carence à la RATP comme partout ailleurs !

LEUR OBSESSION : VIDER NOTRE STATUT ENCORE UNE FOIS !

Notre protection sociale prouve pourtant toute sa pertinence et son efficacité par un système de santé accessible, performant, de qualité qui permet d’être mieux soigné tout au long de sa vie. Et ainsi d’avoir un nombre de jours d’absence pour raison de santé plus faible que dans le privé.
C’est ce modèle qu’il faudrait généraliser pour l’ensemble de la population. Mieux être soigné tout au long de sa vie devrait être une orientation politique qui guide les élus, à l’opposé de considérations politiciennes visant à stigmatiser toujours plus les agents du service public. Cela irait dans le sens du progrès social, hélas, force est de constater que ce Gouvernement est plus prompt à défendre les paradis fiscaux que de mettre en place des paradis sociaux !
LA CGT-RATP DÉNONCE AVEC FORCE L’IMPOSITION DE LA JOURNÉE DE CARENCE À LA RATP EN CAS D’ARRÊT MALADIE.

LA CGT-RATP DEMANDE AUX PARLEMENTAIRES
DE REVENIR SUR CETTE DISPOSITION LÉGISLATIVE.

DANS LE CAS CONTRAIRE, nous exigerons une prise en charge de cette journée de carence, soit via l’entreprise, soit au travers un organisme de prévoyance, à l’image de ce qui se fait dans le secteur privé où 70 % des salariés bénéficient d’une prise en charge du délai de carence.

DERNIÈRE MINUTE…
Reçus le 21 décembre par la direction, la CGT, l’UNSA, SUD et la CFE-CGC à la RATP ont réaffirmé dans l’unité leur refus de voir les agents se faire infliger cette journée de carence.
Nous sommes convenus de déposer une alarme sociale comme première étape de lutte contre ce recul social.

Les commentaires sont fermés.