Tableaux SAB, suite et PAS fin

Pour télécharger le tract : Tableaux SAB 062019 v2

Dans le traitement du dossier des tableaux de retraite spécifiques (SAB), la Direction de l’entreprise démontre toute la considération qu’elle porte à son encadrement…Aucune!

Elle reste désespérément sourde aux interpellations individuelles, collectives, interventions syndicales, alarmes sociales, etc..
Elle passe en force et avec brutalité. Les agents sont informés 15 jours avant la perte de leur tableau spécifique.
Honteux !
Elle ne semble pas mesurer les conséquences de ses actes sur la carrière et la vie personnelle des agents impactés.
Pour rappel, le décret qu’elle souhaite main-tenant appliquer date du 30 juin 2008, il y a 11 ans.
Où est l’urgence ?
Pour la CGT, la réponse se trouve sans aucun doute dans une perspective de réforme des retraites qui se dessine pour la rentrée de septembre.
La Direction de l’entreprise prépare le terrain pour que le gouvernement soit dans la position la plus confortable pour nous imposer des reculs sociaux sans précédent à travers sa retraite par point.
Car oui, les choses se précisent, avec cette réforme tout le monde sera perdant…Public, privé, actifs, retraités.
Dans son projet, le gouvernement a fixé une enveloppe, destinée à payer les pensions de retraites, plafonnée à 14% du Produit Intérieur Brut (richesses créées dans le pays). Avec une telle articulation, la valeur du point sera remise en cause chaque année et donc potentiellement revue à la baisse. Donc tous perdants.
Afin d’installer une sorte de résignation chez les salariés quand le gouvernement tombera les masques sur ses intentions en matière de retraite par point, la Direction de la RATP a autoritairement supprimé des centaines de tableaux retraite spécifiques à ses agents.
Elle a supprimé les tableaux mais pas les pénibilités supportées par les agents qui justifient pleinement ces tableaux spécifiques.
Devant l’opposition grandissante des agents, la direction a tenté d’éteindre à coup de primes l’incendie qu’elle a elle-même allumé.
Se défendant de toute compensation de la perte du tableau B, elle décide de créer une
prime de fonction pour les cadres opérationnels des départements MTS, RER, SDG, SEM voire de GDI.
Le montant de cette prime s’élève à 220 € brut / mois pour les cadres de MTS, SEM et RER sous condition de détenir la qualification conduite et de participer à l’astreinte.
Par ailleurs, pour les cadres de la PG ainsi que les cadres en roulement inspection des exploitations, la prime s’élève à 110 € brut / mois.
Il est étonnant que l’entreprise octroie des primes sans contreparties. Des primes du même type ont été instaurées à BUS, mais au prix d’une productivité sans précédent.
En tout état de cause, pour la CGT, aucune prime ne pourra compenser une diminution de l’espérance de vie en bonne santé des agents.
L’entreprise vient donc de découvrir en 2019, un décret de 2008, dont acte.
Ce n’est pas aux agents d’en payer toutes les conséquences.
Comment peut-elle faire fi, des agents qui sont restés sur leur poste à la demande de leur direction avec pour argument principal le tableau de retraite, et de ceux qui ont refusé des mobilités pour la même raison, ou encore ceux pour qui le retrait du tableau spécifique risque de les condamner à subir de plein fouet la future réforme des retraites avec, si elle est effectivement mise en place, le risque de perdre le calcul de leur pension de retraite sur les 6 derniers mois ?
La colère des agents est donc bien légitime.
D’ailleurs des poches de résistances s’organisent avec des préavis de grève illimités dans certains secteurs…

L’UGICT/CGT-RATP, organisation syndicale spécifique de la CGT pour l’encadrement, ne laissera pas tomber les agents et affirme que l’entreprise doit maintenant prendre toutes ses responsabilités et proposer une articulation qui permette à chaque salarié de conserver sa date d’ouverture des droits et son niveau de pension à cette échéance.
Les agents et la CGT sont prêts à écouter ses propositions.
Si elle continue à s’enfermer dans sa logique de passage en force, elle en assumera toutes les conséquences et la CGT sera avec les agents dans la lutte.

GT ligne 3

Pour télécharger le tract : GT Ligne 3 nouveaux roulements

En juin 2018, l’UGICT/CGT-RATP à travers une audience syndicale, portait la question des roulements et des effectifs des GT de la ligne 3.
Après un processus de négociation, dont on aurait souhaité qu’il soit plus court, nous sommes arrivés à répondre aux attentes des GT de la ligne.
Ainsi, une pluri syndicale conclusive s’est tenue le mardi 11 juin afin de valider les roulements bi-phases comme nous les avions revendiqués l’année dernière.
Un avenant au protocole ligne 3 va être proposé aux organisations syndicales pour une mise en place des nouveaux roulements au mois de septembre.
L’UGICT/CGT-RATP est doublement satisfaite car sa demande répondait aux attentes des GT de la ligne 3 mais aussi aux préconisations de la médecine du travail.
Cette rencontre de négociation a aussi été l’occasion pour nous de revenir sur la question des effectifs des GT de la ligne 3…
Si pour notre organisation syndicale la question des effectifs est centrale, c’est qu’elle conditionne la qualité de vie au travail et la vie personnelle des agents.
Lors de la création du PCC Nouvelle Génération sur la ligne 3, l’effectif a été dimensionné à 10 GT plus 1 poste école (AMP en formation) avec une organisation prévoyant 2 GT en jour, 2 GT en mixte et 1 GT en nuit.

Si d’un point de vue purement théorique, cette organisation peut fonctionner, sa mise en pratique n’est pas sans conséquences sur l’organisation et les rythmes de travail.
D’ailleurs, tous les PCC NG qui ont été créés ou ceux à venir ont été dimensionnés avec un effectif supérieur.
Ainsi, lors de la pluri syndicale, l’UGICT/CGT-RATP a redemandé que l’effectif des GT de la ligne 3 soit porté à 10 GT plus 2 postes écoles, soit 1 poste école additionnel.
Cet effectif supplémentaire permettrait d’avoir un peu plus de souplesse dans l’organisation de travail des GT de la ligne 3.
Si la Direction n’a pas apporté de réponse durant la rencontre, elle a néanmoins pris en compte notre demande afin de regarder cette possibilité. Nous reviendrons rapidement vers elle afin de connaitre son positionnement.
L’UGICT/CGT-RATP, organisation syndicale spécifique de l’encadrement de la CGT, pour défendre les intérêts et porter les revendications de l’encadrement.