SEM : L’encadrement doit être considéré

Pour télécharger le tract : Evolution des métiers SEM 102020 (1)

Les discussions portant sur une « Evolution du service et des métiers en gare et station » ont été initiées récemment par la Direction du Département SEM.
Sur les 15 pages que compte le document remis aux organisations syndicales qui sert de support pour la négociation, 2 concernent « Le rôle incontournable du manager de proximité ».
Au regard des premiers échanges avec la Direction, il ressort que le métier des encadrants de proximité à SEM ne sera pas révolutionné dans ce dossier…L’ensemble des tâches administratives sera conservé, ce que nous déplorons.
Avec un certain flou, l’entreprise souhaite néanmoins engager des « Réflexions sur l’organisation de travail des managers de manière à promouvoir l’autonomie et les prises d’initiative. » Comprendra qui pourra !
Pour l’UGICT/CGT-RATP, organisation syndicale spécifique de la CGT pour l’encadrement, ce dossier est l’occasion de porter un certain nombre d’exigences.
A l’heure ou l’entreprise s’interroge sur « sa raison d’être », les encadrants de SEM s’interrogent eux sur le sens au travail, leurs conditions et règles d’utilisation, leur droit à la déconnexion, etc.
Ce dossier est donc, pour l’UGICT/CGT-RATP, l’opportunité d’ouvrir des discussions sur ces différents thèmes.
 Alors que l’exercice du métier se fait dans un collectif de travail, les objectifs individuels toujours plus contraignants se multiplient ;
 Alors que la réglementation existe (G19), les encadrants sont utilisés en dehors de toute règle : repos écourtés, travail les jours de repos, changements de services qui se multiplient, activités pour le compte de MTS, organisation des prises et fins de service en tous points de la ligne, etc. ;
 Alors que le droit à la déconnexion existe, les encadrants sont interpellés lors des congés ou des repos par tous les moyens de communication disponibles, y compris sur des groupes de réseaux sociaux. Les encadrants voient aux contraintes de leurs horaires s’ajouter la contrainte d’une disponibilité souhaitée totale par la direction ;
 Alors qu’ils ont un travail prescrit, les encadrants sont utilisés parfois pour pallier des manques d’effectifs d’opérateurs et de plus en plus à des tâches qui ne sont pas en relation avec leur qualification initiale…

De même, au fil des réorganisations, les encadrants de SEM sont devenus des agents administratifs, et ce, au détriment du management de proximité qui est une de leur raison d’être.
Pour l’UGICT/CGT-RATP il faut des règles !
Si la Direction du Département ouvre la porte pour discuter des conditions d’utilisation des opérateurs (S15) pour les points qui l’intéresse (sic), elle la ferme immédiatement pour les encadrants…
Pour l’UGICT/CGT-RATP, l’encadrement aussi doit être considéré et avoir des règles d’utilisation afin de conserver une qualité de vie au travail et de concilier vie personnelle et vie professionnelle !
L’UGICT/CGT-RATP, à rebours de ce qui est développé par l’entreprise, porte l’idée d’un management qui replace le travail prescrit et l’humain au centre des organisations et développe la dimension de collectifs de travail, en lien avec les règles du métier.
C’est une tout autre conception de la relation au travail, en opposition avec la logique de mise en compétition des agents, pour une reconnaissance du travail réel, de son utilité et des qualifications.
Les encadrants de SEM, dont la double raison d’être est d’assurer la continuité du service public et le management de proximité des opérateurs de l’exploitation, doivent pouvoir exercer pleinement leur métier dans le respect de leurs conditions de vie et de travail, en étant dégagés des tâches administratives, avec un réel droit à la déconnexion.
Ce sont des impératifs qui doivent être discutés pour que les
encadrants des réseaux ferrés retrouvent du sens au travail ;
c’est ce que revendique et porte l’UGICT/CGT-RATP.

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