Le lettre de l’encadrement

EDITO
A la RATP, la part de l’encadrement représente 25% de l’emploi pour
plus de 40% dans le salariat français. Il représente un enjeu
stratégique pour la Direction de la RATP engagée dans une
transformation profonde de l’entreprise faite de quête
perpétuelle de productivité et de remise en cause des organisations
de travail. Sans adhésion de l’encadrement, et en premier lieu
de celle des cadres, toute politique visant la mutation profonde de
l’entreprise est vouée à l’échec.
La démarche dite participative autour du plan stratégique Défis
2025 ne vise pas autre chose.
Pourtant, l’encadrement, comme l’ensemble des autres catégories, a
besoin de conquérir des garanties collectives pour contrebalancer
cette politique : Citoyenneté, Charges de travail, droit à la
déconnexion, égalité professionnelle entre les femmes et les
hommes…
L’UGICT/CGT-RATP est l’outil efficace pour donner la possibilité
à l’encadrement de sortir de son isolement, de partager les
analyses, d’élaborer des propositions et des moyens
d’agir pour se faire respecter, entendre et gagner de meilleures
conditions à l’exercice de ses métiers.
Cette lettre trimestrielle se donne l’objectif de vous informer, de
présenter notre analyse, de vous apporter des éléments de réflexion
sur notre vie sociale, de défendre vos intérêts et d’agir ensemble.
Bonne lecture,
Patrick Legrand
Secrétaire général de l’UGICT/CGT-RATP

Pour télécharger la lettre : Lettre N°1 page à page

Opérateurs des filières AX, B4, H : Le mépris

Pour télécharger le tract : Tract déroulement opé A4 retour AS oct 2017

Incompréhension et indignation !
Ce sont les deux mots qui viennent immédiatement à l’esprit à l’issue de la réunion de négociation du 16 octobre dernier portant sur l’avenant n°5 du protocole d’accord sur
l’évolution des déroulements de carrière des opérateurs de la famille gestion des ressources.

En effet, cette réunion n’a eu de négociation que le nom.
D’entrée de réunion, la direction de l’entreprise par la voix de sa représentante, a indiqué aux participants qu’il n’y aurait pas de discussions sur le contenu de l’avenant et que le document qui déjà, en 2014 n’avait pas recueilli les signatures suffisantes à son adoption, serait la proposition finale de l’entreprise.
Quel signal la direction envoie-t-elle aux organisations syndicales et aux salariés sur sa réelle volonté de négocier et sur la considération portée à ces filières ?
Depuis plusieurs mois, la CGT-RATP a oeuvré à la réouverture des négociations sur ce
protocole :
• En demandant son inscription à l’agenda social 2017; ce que la direction de
l’entreprise a acté ;
• En participant à l’ensemble des audiences préparatoires à la négociation ;
• En travaillant précisément avec les salariés concernés à la construction de revendications crédibles et argumentées.
Tout ce travail aurait pu permettre de dégager des points de convergence et
in fine de trouver un accord équilibré dans l’intérêt des agents des filières
AX, B4 et H.

Cette attitude est en contradiction avec la volonté affichée au plus haut niveau de
l’entreprise d’avoir un dialogue social constructif et loyal. Elle va également à
l’encontre du « protocole d’accord relatif au droit syndical et à la qualité du dialogue
social à la RATP » que notre organisation syndicale a signé.
En effet, dans son article 21, celui-ci indique : « Pendant la négociation, les parties conviennent de tout mettre en oeuvre pour favoriser la réussite du processus de négociation en vue de parvenir à un accord ».
Vous comprendrez alors notre incompréhension et notre indignation à la sortie de cette réunion.
Pourtant, la CGT portait des revendications qui auraient pu conduire à une signature de notre organisation syndicale.

Trois sont incontournables :
 La possibilité d’attribution de 10 points aux agents de niveau E12+20 pour permettre une fin de carrière au niveau E12+30 (référence au protocole Technicité et qualification à la maintenance).
 La revalorisation de la PQP en portant la valeur du « a » à 4 au lieu de 3 pour les opérateurs qualifiés et non qualifiés, et à 5,5 au lieu de 4 pour les opérateurs qualifiés de développement (référence au protocole Service Clientèle et Pôle Recouvrement).
 L’ouverture des conditions d’accès à la catégorie maîtrise à 10 ans de qualification et au moins 2 ans de métier de développement (référence à plusieurs protocoles de l’entreprise).
A l’issue de cette mascarade de négociation, la CGT-RATP a déposé une alarme sociale pour demander la reprise des négociations afin que les opérateurs de la famille gestion des ressources puissent béné- ficier d’un véritable déroulement de carrière à l’instar d’autres catégories de l’entreprise.
Notre alarme sociale a été traitée avec le plus grand mépris, ni M. Agulhon DGA, RH
Groupe, ni Mme Caroff, Responsable des politiques de rémunération, n’étaient présents pour recevoir la première organisation syndicale de l’entreprise. Les représentantes de la direction, « commises d’office », se sont bornées à refuser toute avancée.
La CGT-RATP n’abandonnera pas les agents de ces filières et compte bien peser avec eux afin que l’entreprise reconsidère sa position.

Le 16 novembre, tous ensemble contre la régression sociale !

La mobilisation contre les ordonnances Macron ne faiblit pas, loin de là.

Le 24 octobre dernier, les organisations syndicales – GCT, FO, CFDT, Solidaires, CFE-CGC, Unef, UNL, FIDL, UNsa, FSU, CFTC – étaient réunis pour décider de la suite à donner à la politique anti-libérale du gouvernement Macron-Medef.

Dans une déclaration commune, la CGT, FO, Solidaires, Unef, UNL, FIDL, font le constat que la politique actuellement menée vise à accroître les inégalités au profit d’une minorité. 
Les organisations syndicales ciblent en particulier de nombreuses dispositions inacceptables des ordonnances, les réformes à venir sur l’assurance chômage, la formation professionnelle, la sélection des jeunes à l’entrée de l’enseignement supérieur, l’augmentation de la CSG, les atteintes au service public. 
A l’issue de la réunion du 24 octobre, les organisations syndicales appellent à la mobilisation le 16 novembre, pour en faire une grande journée « interprofessionnelle, étudiante, et lycéenne ».