Manager à SEM

Un Accord-cadre, sur les perspectives d’évolution du métier des agents en Unité Opérationnelle à SEM, a été signé par cinq organisations syndicales : CFDT, CFE-CGC, FO, SATR et l’UNSA RATP.

 Ce texte concerne les opérateurs et les encadrants des Unités Opérationnelles du Département.

Depuis 2009 pour les opérateurs et 2010 pour les encadrants, le protocole Métro Service est en vigueur au Département SEM.

Pour lire la suite : Télécharger le tract : Accord cadre SEM 072018

 

DIAPASON Un vrai plan social

Pour télécharger le tract : Tract UGICT_CGT Diapason v2

1100 suppressions de postes, tous les secteurs sont concernés …

DIAPASON, qu’est-ce que c’est ?

Un « plan de performance » ou plutôt un plan de productivité sans précédent, décidé par la direction de la RATP, avec l’alibi de l’ouverture à la concurrence des réseaux et piloté par CGF, ce sont donc bien des considérations purement économiques.

La direction justifie ce choix par les chiffres tirés d’un benchmark,  livré tel quel, sans explications, très subjectif qui conclut que la RATP est très mauvaise en terme de coût des fonctions supports.

Diapason va se déployer dès maintenant et jusqu’à fin 2024.

Les fonctions supports doivent « être plus performantes », comme si depuis 10 ans elles n’avaient pas déjà été contraintes à des efforts de productivité très importants. A l’instar des opérateurs de la filière RH qui sont passés de 1000 salariés à 500 en 10 ans, des regroupements dans le centre de ressources humaines, des mutualisations diverses ou encore l’externalisation de nombreuses activités (gestion d’établissement, reprographie, CCAS …) ont été opérés.

Malgré la productivité déjà réalisée, pour la direction ce n’est pas encore assez, nous sommes encore trop cher !

Selon la direction, le poids des fonctions supports pèserait pour 15 %  des charges dans les entreprises de transport concurrentes, et à hauteur de 20 % pour la RATP.

Ainsi, il est prévu de supprimer 150 postes pendant 7 ans soit près de 1 100 postes, dans des fonctions qui en regroupent aujourd’hui 5 000, mais la direction ne s’interdit pas d’aller plus loin, notamment en déqualifiant des postes.de cadres vers maîtrise et de maîtrise vers opérateurs.

Quoi qu’il en soit, Diapason définit un plan de productivité sur les fonctions support de 2,5% par an minimum, pour les sept années à venir.

Il suffit de rappeler l’effort de productivité conclu avec le STIF, 0,5% par an, pour apprécier le changement de braquet de l’entreprise.

Tout est prévu,

  • Non remplacement des départs à la retraite.
  • Redéploiement vers l’exploitation.
  • Gel des recrutements externes,
    limités aux seuls métiers du digital.
  • Aides incitatives à quitter la RATP.

La direction refuse de négocier un quelconque plan de départ anticipé de type CAA ou CPA, seules des ruptures conventionnelles pourront avoir lieu selon les modalités du code du travail.

Plusieurs fonctions sont dans le collimateur :

  • Le Marketing et Commercial

Là nous sommes très mauvais par rapport aux concurrents (OUIGO, HOP!, EASYJET ou RYANAIR), trop de départements concernés, il faut regrouper, réorganisation en vue…

  • Les Achats

Alors que la filière Achats a fait depuis de nombreuses années des progrès considérables, la direction dit: « Des processus achats qui ne challengent pas assez les demandes du prescripteur, ni le prix associé » les acheteurs vont apprécier la remarque.

  • Les systèmes d’information

Il va falloir réduire les coûts, plus de rigueur, et d’agilité tout en renforçant la digitalisation. Utilisation de progiciels du marché (SAS), externalisation des stockage vers les datacenters….

  • L’immobilier

Trop de m² par agent, la norme va devenir les flex offices ou open spaces.

  • La logistique

Malgré les externalisations il faut continuer encore et encore, surtout grâce
à la digitalisation des dossiers et archives.

  • Les fonctions RH

Rendre plus efficace la gestion administrative et la paie, recentrage sur les activités à plus forte valeur ajoutée. Objectif annoncé, passer de 1 700 agents à 1 000 ou 1 200.

  • La finance

Les coûts devront être diminués notamment les coûts du contrôle de gestion qui sont de 6,1€ pour 1000€ de revenus alors que dans des entreprise similaire le coût moyen est de 1,7€.

Mais la direction nous rassure ! Il y aura maintien de la rémunération, maintien des décisions d’avancement et paiement de l’indemnité de déplacement géographique

Il manquerait plus que cela ! Qu’ils suppriment nos postes et qu’en plus, ils baissent nos salaires.

Pour la CGT et au regard, des résultats affichés ces dernières années par l’entreprise (213M€ en 2017), des charges de travail supportées par les salariés de ces périmètres et qui ont déjà subi nombre de restructurations, absolument rien ne justifie la mise en œuvre de ce plan social.

La CGT n’accompagnera pas ce projet d’entreprise, ne discutera pas le montant des primes visant à entériner les suppressions de postes et accompagnera les salariés qui souhaitent se mobiliser pour défendre leur emploi.

 

 

GT Ligne 3

Pour télécharger le tract : GT L3 062018

Afin de faire un point sur les effectifs, les roulements et plus généralement la situation des Gestionnaires de Terminus de la ligne 3, l’UGICT/CGT-RATP a été reçue en audience par la Direction de cette unité le mardi 12 juin.

Effectifs
Si pour notre organisation syndicale la question des effectifs est centrale, c’est qu’elle conditionne la qualité de vie au travail et la vie personnelle des agents.
Lors de la création du PCC Nouvelle Génération sur la ligne 3, l’effectif a été dimensionné à 10 GT plus 1 poste école (AMP en formation) avec une organisation prévoyant 2 GT en jour, 2 GT en mixte et 1 GT en nuit.
Si d’un point de vue purement théorique, cette organisation peut fonctionner, sa mise en pratique n’est pas sans conséquences sur l’organisation et les rythmes de travail.
D’ailleurs, tous les PCC NG qui ont été créés ou ceux à venir ont été dimensionnés avec un effectif supérieur.
Dans un contexte global d’entreprise où la tendance n’est pas à surdimensionner les effectifs, ce choix n’est surement pas le fruit du hasard.
De plus, et même si cela peut être considéré pour certains comme anecdotique, le GT de l’Est de la ligne 3 doit en plus de son terminus gérer la ligne 3 bis, ce qui représente une attention accrue et une charge de travail supplémentaire.
Actuellement sur le réseau c’est environ 40 AMP qui sont utilisés sur un poste école alors que théoriquement ils ne devraient être que 9. Au regard des embauches à venir des AMP il est fort probable que cette situation perdure.
Ainsi, lors de l’audience, l’UGICT/CGT-RATP a demandé que l’effectif des GT de la ligne 3 soit porté à 10 GT plus 2 postes écoles, soit 1 poste école additionnel. Cet effectif supplémentaire permettrait d’avoir un peu plus de souplesse dans l’organisation de travail des GT de la ligne 3.

Si dans un premier temps, la Direction s’est dite fermée sur cette éventualité, elle a néanmoins pris en compte notre demande afin de regarder cette possibilité. Nous reviendrons donc vers elle prochainement afin de connaitre son positionnement.

Roulements
Actuellement, 9 GT de la ligne 3 sont sur des roulements 3 phases de type Jour/Nuit/Mixte et 2 sur des roulements J/M.
L’UGICT/CGT-RATP, partout où cela est possible dans l’entreprise, revendique des roulements sur 2 phases de type J/M, M/N.
Cette requête s’appuie sur les demandes des agents, les préconisations de la médecine du travail et les recommandations du CHSCT. Les roulements sur 3 phases n’étant pas sans conséquences, sur le long terme, sur la santé des salariés.
La Direction de la ligne 3 s’est dite prête à regarder cette question à la condition que la très grande majorité des GT actuellement en poste y soit favorable et que cela ne dégrade pas l’organisation du travail. Nous partageons ce point de vue…
La Direction de la ligne 3 envisage donc d’engager un dialogue social par le biais d’audiences syndicales au mois de septembre 2018 afin de discuter de cette question avec les organisations syndicales représentatives.

L’UGICT/CGT-RATP, organisation syndicale spécifique de l’encadrement pour la CGT participera à ces rencontres afin de défendre au mieux les intérêts et les demandes des GT de la ligne 3.

L’UGICT/CGT-RATP, pour défendre les intérêts et porter les revendications de l’encadrement.

AMP Ligne A

pour télécharger le tract : TLA 062018

A l’évidence, notre dernière communication portant sur le projet de protocole d’accord «Manager d’exploitation RER Ligne A » a été lue par la Direction de la ligne A…

Prenant prétexte de la séance du CHSCT qui venait de se clore, le Directeur de cette unité opérationnelle a adressé un mail à son encadrement pour tenter de répondre point par point aux arguments que nous avons développés dans notre tract.
Dans ce courriel, le Directeur se félicite de l’existence d’un procès-verbal lors des séances du CHSCT qui permet de retracer fidèlement les propos des intervenants.
NOUS PARTAGEONS !
Nous lui suggérons même lors des prochaines négociations sur son unité, et comme cela se pratique parfois dans l’entreprise, à inviter une sténotypiste afin que là aussi, un procès-verbal reprenne toutes les interventions des Organisations Syndicales et de la Direction. Chiche ?
Pour ce qui est du dossier, visiblement la Direction est en difficulté pour convaincre les salariés du bien-fondé de son projet. Cela fait maintenant plus de 2 ans qu’elle s’est engagée dans cette modification des organisations de travail des AMP LA et elle manifeste encore le besoin d’adresser un argumentaire à ses agents…

Dans cette missive, il est aussi fait état que tout ce qui est exprimé par les OS ne serait que mensonge, bruits infondés, contres vérités et a contrario la parole de la Direction ne serait qu’affirmations exactes.

Pour rappel, nous, représentants syndicaux, tirons notre légitimité des urnes, sommes les représentants des salariés et de ce fait nous nous devons de leur rendre compte. C’est notre raison d’être.
Toutes nos communications ont vocation à informer les salariés de notre lecture du projet, c’est ce que nous leur devons. Si certains préfèrent une sorte d’entre soi pour négocier, ce n’est pas le positionnement de l’UGICT/CGT-RATP.

Quand un protocole, qui est le fruit d’une négociation, est un compromis avec un bon équilibre, l’UGICT/CGT-RATP l’exprime et appose sa signature. Ce fut d’ailleurs récemment le cas pour 2 protocoles au RER (Formateurs RFN et Modernisation USFR).

Concernant l’expertise votée par les élus du CHSCT, cela fait partie des prérogatives de l’instance et si les élus expriment ce besoin c’est que les modifications organisationnelles envisagées sont suffisamment importantes.
Cette demande d’expertise est aussi à mettre en relation avec le fait que la Direction de la ligne A avait engagé ce projet par une expérimentation et qu’elle a été dans l’incapacité de nous en produire un bilan car, de son propre aveu, rien de significatif n’en était ressorti !

Pour ce qui est du fond du dossier, comme nous l’avons déjà exprimé, au regard de l’impact sur les collectifs de travail, sur l’équilibre vie personnelle/vie professionnelle, sur la mise en place du scoring rattaché à l’AMP, des échanges avec les agents concernés et de l’impact à moyen terme sur les effectifs, l’UGICT/CGT-RATP n’engagera pas sa signature sur ce protocole.

L’UGICT/CGT-RATP organisation syndicale spécifique de la CGT pour l’encadrement, pour défendre les intérêts et porter les revendications de l’encadrement.