Déroulement de carrières des opérateurs de la famille « Gestion des Ressources »

Pour télécharger le tract : Tract déroulement opé A5 retour audience v3 site

Suite à l’alarme sociale déposée par la CGT en janvier 2017, la Direction a inscrit à l’agenda social la renégociation du protocole des opérateurs de la famille Gestion des Ressources.

Une première audience a eu lieu le 15 juin. En introduction à celle-ci, la CGT a souligné l’importance de la reprise des négociations.
La CGT dans ce cadre, a joué tout son rôle en allant au contact des salariés et en soulignant via une pétition la demande de reconnaissance de ces métiers.
Nous avons fait acter que la base de discussion soit le projet d’avenant numéro 5 au protocole, seuil minimum pour aboutir à un accord (principe de non régression).
Par ailleurs, les revendications avancées par la CGT sont, pour la très grande majorité, issues de mesures déjà actées dans d’autres protocoles opérateurs de l’entreprise.

La CGT-RATP a porté les revendications suivantes :
· Embauche des opérateurs qualifiés : Comptables, Assistant(e)s Dentaires et Secrétaires Médicales au niveau E6 avec passage à la E7 un an après (statutaires et CDI) avec un effet rétroactif pour ceux déjà embauchés.
· Introduction de la possibilité d’attribution de 5 points intermédiaires sur les niveaux E9, E10 et E11 pour les opérateurs qualifiés (référence protocole gare).
· Nouvelle rédaction de l’accès au niveau E12 pour les OQ : Soit passage en fourchette de 2 à 6 ans, soit passage en 4 ans « sauf avis défavorable motivé ».
· Extension de la possibilité d’attribution de 5 points aux niveaux E9 et E10 (référence protocole SCC).
· Possibilité d’attribution de 10 points aux agents de niveau E12+20 pour permettre une fin de carrière au niveau E12+30 (référence protocole maintenance).
· Mesure générale « d’innovation sociale » liée aux petites populations de ces métiers avec un passage au plus tard à la moyenne de la fourchette « sauf avis défavorable motivé ».
· Revalorisation de la PQP en évoquant d’autres protocoles où la valeur de « a » est de 4 au lieu de 3 pour les OQ et de 5,5 au lieu de 4 pour les OQD (référence protocole Service Clientèle et Pôle Recouvrement)..
· Plus de transparence au niveau des nominations.
· Des formations métier adaptées pour une meilleure reconnaissance des qualifications et pour faciliter les mobilités.
Les audiences devraient reprendre à la rentrée.

NOMINATION D’UNE NOUVELLE PDG A LA TÊTE DE LA RATP : La CGT exigeante sur le Statut de l’entreprise publique !

 

Pour télécharger le communiqué : 2017 07 12 COMMUNIQUE DE PRESSE NOUVELLE PDG RATP

Après la nomination de Mme Elisabeth BORNE comme Ministre chargée des transports, le gouvernement vient de proposer Mme Catherine GUILLOUARD comme nouvelle PDG de la RATP.
Cette nomination n’est pas sans surprendre, en effet, Mme Guillouard, en dépit d’un parcours professionnel dense, n’a pas eu d’expérience dans le domaine des transports terrestres. De plus, son nom n’est apparu que très récemment dans la liste des prétendants à ce poste.
La CGT-RATP n’est pas sans méconnaitre son parcours, notamment son rôle lors de l’ouverture du capital d’Air France à la fin des années 90 et la fusion avec la société KLM. Si nous rapprochons cela des récents propos du Président Macron, de son Premier ministre et du ministre des finances concernant le retrait des participations de l’Etat dans les entreprises où celui-ci détient des parts, nous pouvons légitimement être interrogatifs sur les raisons qui ont conduit à sa nomination à la tête de la RATP, entreprise publique nationale de service public.
Interpellée sur ce sujet par les élus CGT au Conseil d’Administration, Mme Guillouard a affirmé que le mandat que lui ont confié le Président de la République et le Premier Ministre, ne prévoyait ni changement de statut, ni ouverture du capital de la RATP. La CGT-RATP en prend acte et nous demeurerons vigilants et mobilisés pour que cela soit respecté dans la durée.
Mme Guillouard, élue ce jour PDG de la RATP par son Conseil d’Administration avec 14 voix « Pour » et 11 « Abstentions » (dont 4 CGT), doit maintenant être auditionnée par les commissions de l’Assemblée Nationale et du Sénat, préalablement à sa nomination définitive par le Conseil des Ministres et le Président de la République. Elle aura ensuite trois mois pour présenter ses orientations.
La CGT-RATP revendique une réorientation fondamentale de la trajectoire assignée par l’Etat à la RATP dans le cadre d’une nouvelle lettre de mission, autour de cinq points :
▪ Réaffirmer la RATP comme EPIC, entreprise à caractère intégré multimodale, vecteur d’efficacité économique et sociale ;
▪ Replacer les valeurs et les principes de Service public au centre du projet d’entreprise ;
▪ Réviser en profondeur la stratégie de développement du Groupe RATP ;
▪ Renforcer la RATP dans son rôle au service d’une politique de relance et de développement industriel ;
▪ Préserver et renforcer le modèle social de l’entreprise, ce qui implique notamment l’arrêt des mesures de productivité contre l’emploi, qui dégradent les conditions de travail des agents et met en cause la qualité de service pour les usagers.

Les aventures de la RATP en Toscane… IL EST TEMPS D’ARRÊTER LES FRAIS !

Pour télécharger le communiqué : 2017 07 04 Communiqué CGT RATP sur aventure en Toscane

 

Depuis deux ans, la direction de la RATP multiplie les efforts pour obtenir pour sa
filiale RATP Dev l’exploitation des bus et cars de la région Toscane en Italie.
La CGT-RATP et ses élus au Conseil d’administration de la RATP ont, dès le départ, affirmé leur opposition à cette opération, pour des raisons de fond :
D’une part, elle tourne le dos aux valeurs et aux principes de Service Public.
L’ambition de la région Italienne est d’appliquer une politique d’austérité au transport
public en réduisant l’offre de service de 10%. Le but de l’appel d’offres est de trouver une société pour faire le « sale boulot », en promettant un contrat de longue durée (11 ans) et rémunérateur grâce à une augmentation de 40% des tarifs usagers. L’offre déposée par RATP Dev sur ces bases prévoit de supprimer 1.000 postes de travail sur les 5.500 existants ! Et des populations auront demain une qualité de service fortement dégradée.
D’autre part, elle va détourner des ressources de l’Établissement Public RATP.
70 millions d’euros de dotation de capital de la RATP à sa filiale RATP Dev sont prévus
pour cette opération. Cet argent, c’est la productivité supportée par les personnels de la
RATP à travers des suppressions de postes et la dégradation des conditions de travail. On va ainsi sacrifier des emplois en Île-de-France pour financer un projet qui en supprimera aussi en Italie ! Il s’agit d’une véritable gabegie d’argent public, alors que la RATP aurait besoin de ces ressources pour assurer ses missions en Île-de-France.
Aujourd’hui, de nouveaux éléments viennent renforcer notre position.
Suite à un recours en justice déposé par les concurrents de RATP Dev, le Conseil d’État italien vient de demander l’arbitrage de la Cour de Justice européenne. Cette démarche pourrait déboucher sur une remise en cause de la loi française qui définit les dates d’ouverture à la concurrence des réseaux gérés par la RATP en Île-de-France (Bus : 1er janvier 2015, Tramway : 1er janvier 2030, Métro/RER : 1er janvier 2040).
« L’aventure Toscane » devient le prétexte idéal à une accélération de la
libéralisation des transports publics franciliens. C’est ce que les groupes privés qui
lorgnent le réseau francilien n’ont cessé de revendiquer ces dernières années.
Pour la CGT-RATP, ces nouveaux éléments rendent plus urgent encore ce que nous
réclamons depuis le début : le retrait de RATP Dev de Toscane, opération qui a déjà
coûté à la RATP plus de 10 millions d’euros en frais de développement…
Nous avons interpellé le représentant du gouvernement siégeant au Conseil
d’Administration de la RATP le 30 juin pour qu’il s’engage à défendre les dispositions
de la loi française et à ne pas anticiper l’ouverture à la concurrence des réseaux en Île-de-France. Cette demande est restée sans réponse… Ce qui interroge sur les intentions du nouveau pouvoir à l’égard de la RATP et du Service Public de transport en général.

Dématérialisation au Contrôle Des Ventes : Et les effectifs ?

Pour télécharger le tract : Dématérialisation du CDV 052017

Dans le cadre de la dématérialisation du processus de certification des ventes et de ses impacts sur l’organisation du Contrôle Des Ventes, une plurisyndicale de négociation s’est tenue le mercredi 10 mai 2017.

Le dossier ne porte pas en lui une réorganisation en profondeur du secteur, les objectifs et les règles de gestion du Contrôle Des Ventes restent inchangés.
Comme la CGT l’a déjà exprimé, les bureaux opérationnels ne seront que faiblement impactés par cette évolution technologique, ce qui n’est pas le cas des bureaux de tri du courrier.
L’objectif de la dématérialisation étant de remplacer le transfert des informations comptables en support papier par un flux numérique, la charge de travail des agents du tri du courrier sera impactée de manière significative par cette modernisation.
Si lors des premiers échanges, la direction affichait clairement sa volonté de supprimer 6 postes d’agents en charge du tri du courrier et un poste de cadre, ces objectifs ne sont plus matérialisés dans ce dernier dossier de négociation. Les postes seront bien supprimés mais rien n’est écrit…
Confortant une posture visant à ne plus afficher ce que seront les effectifs dans la future organisation, la Direction se refuse catégoriquement à transcrire ces chiffres dans le protocole.
Une organisation de travail ne peut fonctionner que si les effectifs qui lui correspondent sont au bon niveau.
Or, dans ce protocole aucun chiffrage des effectifs n’est quantifié et ce, quelle que soit la catégorie de personnels.
La CGT fait de cette question un point de blocage car le niveau des effectifs conditionne les conditions de vie et de travail.
Malgré ces suppressions de postes annoncées, la CGT a souhaité participer de façon positive aux échanges avec la Direction afin de porter une certaine qualité de vie au travail favorable à l’ensemble des agents du CDV.

De même, et la CGT le déplore fortement, les qualifications des opérateurs ne sont pas précisées dans ce texte. Qui est opérateur, qui est opérateur Métier de Développement ? Aucune précision…
Si, pour la Direction, il n’est plus question de présenter l’armement des entités par le biais de synoptiques, ceux-ci donnant une trop forte visibilité de la situation dans le temps, il nous semble compliqué d’apposer la signature de notre syndicat sur ce protocole en l’absence d’engagements écrits sur les effectifs, cela reviendrait à signer un chèque en blanc !
La CGT déplore cette posture de la Direction, car comme dans toutes les négociations où elle est présente, la CGT a été force de propositions dont un certain nombre se retrouvent aujourd’hui dans le dossier, comme :
 La formalisation dans le protocole de l’accueil au sein du CDV d’agents détachés ;
 La construction de parcours professionnels au sein du CDV et dans l’entreprise dans la filière comptabilité et gestion ;
 La création d’un poste d’agent de maîtrise assistant administratif.
Concernant le volet social, la CGT-RATP a porté la revendication de mesures pérennes, à savoir l’équivalent de 10 points sur le salaire pour tous les agents du Contrôle Des Ventes.
Suivant une logique maintenant en cours dans l’entreprise et accompagnée par certaines organisations syndicales, la Direction s’est positionnée pour un accompagnement par la prime…
Au regard de ces éléments, la CGT-RATP ne signera pas le protocole d’accord relatif à la dématérialisation du processus de certification de ventes.