CONGÉS SOINS ENFANTS : LE GRAND HOLD-UP !

La Direction de l’entreprise envisage de remplacer les dispositions actuelles des              » Congés soins enfants  » par un dispositif d’Absences Enfants Malades (AEM)…
Loin d’un « simple » changement de dénomination, la Direction en profite pour abaisser de manière drastique les droits qui bénéficient, rappelons-le, prioritairement à nos enfants.

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SEC : L’encadrement sacrifié mais pas résigné

Pour télécharger le tract : Tract ouverture négo SEC

Afin d’échanger sur le projet d’évolution de l’organisation de l’unité opérationnelle sécurité des réseaux multimodaux (UO SRM), les organisations syndicales représentatives ont été reçues en pluri syndicale d’information le 27 septembre 2017.

Cette réunion avait pour objet de présenter le cycle de négociation qui doit se prolonger jusqu’au milieu de 2019 mais n’avait pas vocation à évoquer les éléments structurants du dossier.

Néanmoins, l’UGICT/CGT-RATP a questionné la direction afin de connaître            si l’orientation de ce projet s’inscrivait dans la performance économique de          l’entreprise avec une feuille de route en vogue qui consiste à faire toujours plus avec toujours moins…

La réponse de la Direction a été très claire : OUI !

Et c’est l’encadrement de proximité qui est spécialement visé.

Au regard du contexte national, des besoins de nos réseaux et des engagements de la nouvelle PDG lors de son audition devant la  commission du développement durable de l’Assemblée nationale, à  savoir recruter 100 agents supplémentaires au département SEC, on  mesure bien qu’il n’est pas possible d’envisager une baisse des effectifs de cette catégorie de personnel, ce dont nous nous félicitons.

La Direction du département SEC envisage donc de sacrifier son encadrement de proximité sur l’autel de la rentabilité économique.

La suppression d’un certain nombre de relais de sécurisation avec un regroupement des agents sur d’autres sites est d’ailleurs un des leviers qui doit permettre cette productivité.

Pour l’UGICT/CGT-RATP, organisation syndicale spécifique de l’encadrement, il n’est pas question que l’encadrement de proximité soit la variable d’ajustement de ce dossier : C’est NON !

Moins d’agents d’encadrement c’est plus d’agents à soutenir, à suivre, à encadrer, à évaluer et des conditions de travail et de vie personnelle détériorées.

Il sera dès lors encore plus facile pour la Direction de souligner des manquements à ses agents d’encadrement pour ensuite pouvoir les déférer devant le conseil de discipline comme cela s’est produit récemment.

Pour l’UGICT/CGT-RATP, la Direction ne mesure pas le rôle essentiel qui est tenu par les agents d’encadrement de proximité au sein de ces services opérationnels pour envisager d’en diminuer drastiquement le nombre.

La santé financière de notre entreprise est au beau fixe puisque nous affichons des bénéfices record de plusieurs centaines de millions d’euros d’année en année.

Dès lors, pourquoi ce dossier doit-il avoir vocation à réaliser de la productivité puisque la sécurité de nos réseaux est une priorité pour les pouvoirs publics, le STIF et l’entreprise ?

Les premières rencontres bilatérales entre la Direction et les organisations syndicales  doivent se tenir à partir du mois d’octobre jusqu’au mois de décembre.

L’UGICT/CGT-RATP  compte bien peser, avec tous agents, afin que le projet de la Direction de SEC ne porte pas en lui un affaiblissement de l’encadrement dans ce département.

 

CSG

Pour télécharger/imprimer le tract : Tract_CSG

Le Président de la République et son gouvernement entendent supprimer une partie des cotisations sociales des salariés de 3,15 % (chômage 2,4 % et maladie 0,75 %) en échange d’une hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) de 1,7 point portant celle-ci à 9,2 %. Le gain théorique serait donc de 1,45 % (3,15 % – 1,7 %).

Augmenter la CSG pour redonner du pouvoir d’achat aux salarié-es, l’annonce pourrait paraître séduisante, mais que se cache-t-il derrière les mots ?

Le gain de pouvoir d’achat promis est en trompe-l’œil. Cette mesure remet en cause notre modèle social. Elle oppose les « actifs » aux retraités et réduira le pouvoir d’achat de ces derniers.

La baisse des cotisations en échange de la hausse de la CSG va dans le sens d’un changement profond de notre modèle social fondé sur le travail. En modifiant le mode de financement de la Sécurité Sociale (Transfert de cotisations sociales vers l’impôt), cette dernière échappera au contrôle des salariés affaiblissant ainsi son fondement solidaire.

La hausse du salaire net résultant de la baisse des cotisations pèsera sur les négociations salariales. Les employeurs en feront un prétexte pour s’opposer aux revendications des salariés.

Quelques chiffres pour analyser :

La CSG a été créée en 1991 pour faire peser le financement de la protection sociale sur l’ensemble des revenus (patrimoine, retraite, chômage…) et plus uniquement sur les salaires. Elle est prélevée à la source sur la plupart des revenus, à l’exception des prestations sociales et familiales.

Conséquences pour les Retraités :

Passage du taux de CSG des retraités de 6,6% à 8,3%.

La hausse de la CSG  réduira le pouvoir d’achat de ces derniers. En effet, les retraités ayant des revenus supérieurs à 1 200 euros par mois pour un célibataire et 1 840 euros pour un couple verront leurs pensions amputées de plusieurs dizaines d’euros par mois et rien ne viendra compenser cette baisse.

Conséquences pour les agents de la RATP :

Les agents RATP sous statut, en raison du régime spécial, ne cotisent ni pour la Maladie, ni pour le Chômage. De fait, à ce jour, aucun « allégement de cotisations » ne viendra compenser l’augmentation de 1,7 point du taux de CSG prélevé sur nos salaires à compter du 1er janvier 2018. Les agents perdront donc 1,7 % de salaire.

De même, les salariés en CDI cotisent uniquement pour la Maladie (0,75 %), le transfert ne compensera pas non plus l’augmentation prévue.

Depuis 1982, l’ensemble des salariés de la RATP comme ceux de la fonction publique est soumis au 1 % de contribution « exceptionnelle » de solidarité destiné à financer l’aide de l’Etat en faveur des travailleurs privés d’emploi. Cette contribution figure désormais sur nos bulletins de salaire sous la dénomination : Assurance chômage.

La CGT-RATP va donc interpeller la Direction de l’entreprise afin qu’elle apporte toutes les garanties nécessaires pour que les salariés de la RATP ne soient pas pénalisés par cette décision gouvernementale et bénéficient de la même augmentation de pouvoir d’achat que les salariés du privé.

La CGT-RATP revendique en amont et en marge des Négociations salariales qui se tiendront au début de l’année 2018 :

La suppression du 1% Assurance Chômage
et une augmentation de la valeur du point de 2,15 %

Après 2 années de gel des salaires (2015 et 2016) et une augmentation « significative !!!» en niveau de 0,7 % en 2017, les agents de la RATP attendent des mesures salariales pérennes visant à leur redonner du pouvoir d’achat et non des mesures qui les pénalisent !

La CGT qui inscrit la question des salaires au cœur de ses revendications,
compte bien peser avec tous les salariés pour être entendue.

Déroulement de carrière à SEC : La CGT reçue en audience

Pour télécharger le tract : Tract déroulement opé GPSR A5

Au cours de ces derniers mois, la CGT s’est adressée à plusieurs reprises, aux agents du département SEC afin d’obtenir l’ouverture de négociation sur le protocole « Déroulement de carrière des agents de sécurité ».

En effet, le protocole en vigueur depuis le 1er janvier 2014 et signé à l’époque par l’UNSA/RATP et la CFDT/RATP, a instauré pour les agents embauchés au Département SEC, un déroulement carrière moins favorable que leurs collègues recrutés avant cette date.

Embauche au niveau 5, niveau 6 au commissionnement et niveau 7 entre 2 et 4 ans contre précédemment embauche au niveau 5 puis niveau 7 à l’issue de la formation initiale.

La perte de rémunération sur les 5 premières années de carrière pour chaque agent se situe entre 5400 et 9100 €.

Afin de faire cesser cette injustice sur le déroulement de carrière des nouveaux embauchés, l’UGICT/CGT-RATP a lancé une pétition qui a recueilli plus de 300 signatures d’agents du département (sur un effectif de 1000 agents).

Forte de ce résultat, l’UGICT/CGT-RATP a été reçue en audience le 20 juillet par la Direction du département SEC.

Il ressort de cette rencontre que des perspectives de discussions sur ce sujet sont envisageables. Néanmoins, la direction semble vouloir les intégrer dans le cadre plus large de la future organisation du département SEC.

Dès le mois de septembre, une réunion pluri-syndicale de cadrage doit se tenir. Elle introduira le cycle de négociations portant sur cette réorganisation.

La Direction ne ferme donc pas la porte à notre revendication visant à rediscuter du déroulement de carrière des agents de sécurité. Notre pétition était donc bien légitime…

Par ailleurs, la nouvelle Présidente Directrice Générale, Catherine Guillouard, lors de son audition devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale a bien confirmé le recrutement de 100 agents supplémentaires.

L’UGICT/CGT-RATP, aux cotés des agents du département, compte bien peser dans ces futures négociations afin que les nouveaux embauchés retrouvent un déroulement de carrière conforme à leur métier, aux exigences de l’entreprise et des tutelles et de leur niveau de qualification.