Evolution de l’entité CPS à SIT : Droit de réponse !

C’est dans un contexte de relations sociales tendues, que la Direction de SIT a convié le 27 mars 2013 les Organisations Syndicales représentatives sur SIT (CGT, UNSA, CFDT et la CFE-CGC) à  participer à une concertation sur un projet d’évolution de l’activité supervision à CPS.C’est une décision unilatérale de la  Direction du département voulant imposer la sous-traitance de la totalité de l’activité de supervision informatique. Cette annonce brutale faite aux agents sur l’entité CPS  qui a installé un climat délétère sur SIT.

Les conséquences sur les conditions de travail, sur l’organisation de vie des salariés de cette entité sont importantes et cette volonté du département a provoqué de l’émoi, de l’inquiétude, de l’incompréhension voire de la colère parmi les agents concernés.

La CGT/RATP a donc déposé une alarme sociale, qui a été suivi d’un constat de désaccord et d’un préavis de grève.

C’est donc dans ce contexte qu’une délégation d’agents a interrompu la plurisyndicale, lue une déclaration et demandé aux « partenaires sociaux » de suspendre les discussions autour de ce « projet ».

La CGT/RATP a une nouvelle fois, à cette occasion, réaffirmé son opposition à l’externalisation de cette activité engageant la suppression de 11 agents et 7 prestataires.

Chaque organisation a exprimé sa vision de la situation et a quitté la pluri syndicale.

Depuis, silence radio… jusqu’au 03 avril date à laquelle le Directeur du département a adressé un courriel à l’ensemble des agents de SIT.

Nous pensions, ainsi que les agents de la supervision, obtenir les réponses aux questions posées et aux revendications exprimées par les agents et les organisations syndicales le 27 mars dernier. Que neni !

Force est de constater qu’aucun élément de réponse n’a été fourni par le Directeur.

Celui-ci ne peut s’offusquer de l’interruption du « dialogue social » tant cité dans son courriel (pas moins de 11 fois) alors qu’il vient de faire l’objet de 6 alarmes sociales déposées le mois dernier par toutes les organisations syndicales représentatives du département sur le non respect de ce dialogue à SIT !

Dans son mail, le Directeur souhaite partager avec les agents les enjeux du département mais il invite les Organisations Syndicales à une concertation, c’est-à-dire qu’il met en place les conditions pour expliquer le bien-fondé de sa décision et qu’à aucun moment la négociation sur l’objectif n’est autorisé.

Ce n’est pas du dialogue social, cela se nomme au mieux de l’information.

Le « dialogue social » qui consiste à recevoir les salariés du département individuellement est une supercherie et la CGT/RATP alerte   sur les dangers que peuvent représenter ces entretiens individuels conduits sans la négociation avec les partenaires sociaux.

La CGT a toujours été pour une négociation collective garantissant ainsi l’équité de traitement des agents tout en prenant en compte leurs caractéristiques individuelles.

Aussi, selon nous, « une porte ouverte » n’est pas le gage d’une réelle volonté de négociation.

Pour la CGT cela ressemble plus à une stratégie pour faire passer les objectifs définis par ailleurs, diviser les salariés, interdire le rassemblement, la réflexion commune, viser à l’accompagnement  de décisions injustes et inappropriées !

Les Médecins du Travail interpellés par le CHSCT et les agents ont mesuré leur traumatisme et ont proposé une « médiation ».

Une nouvelle fois la réponse tarde, pour le moment elle n’existe pas. Le directeur négligerait-il aussi l’avis du médecin du travail faisant état de la situation alarmante sur l’état de santé des agents de la supervision ?

Si monsieur le Directeur souhaite renouer le dialogue avec les salariés de la supervision, il faut qu’il commence par répondre à leurs questions et à celles des organisations syndicales qui aussi les représentent.

Sur SIT depuis 2 ans ce sont 22 emplois supprimés, ce sont moultes réorganisations avec leurs conséquences sur la vie, au travail et personnelle, des salariés.

La Direction doit bien prendre la mesure de la situation dans les suites qu’elle donnera à ce sujet.

Evolution de l’entité CPS à SIT Droit de réponse !

SIT Dialogue social en berne !

Un préavis à SIT contre l’externalisation.

Pour que les agents puissent exprimer leur réprobation de la politique d’externalisation des activités de SIT, la CGT avait déposé un préavis.
Il a permis qu’une délégation intervienne directement dans la plurisyndicale de concertation et l’a fait capoter. Avec le soutien de toutes les OS, ils demandent à la direction de formuler d’autres propositions.

Communiqué :
C’est dans un contexte de relation sociale tendue, que la Direction a convié ce jour, la CGT, l’UNSA, la CFDT et la CFE-CGC (Organisations Syndicales représentatives sur SIT) a participer à une concertation sur un projet d’évolution de l’activité supervision à CPS.

Ce climat délétère est consécutif à l’annonce aux agents de cette entité, que la Direction allait sous traiter une partie de leur activité. Cette démarche, qui bafoue les protocoles en vigueur dans l’entreprise, a choqué les agents concernés. Les 4 Organisations Syndicales précitées ont déposé 6 alarmes sociales.
Les Médecins du Travail interpellés par ces agents ont mesuré leur traumatisme et ont proposé une « médiation ».

C’est dans cet esprit qu’une délégation d’agents a interrompu la plurisyndicale, lu une déclaration et demandé aux partenaires sociaux de suspendre les discutions autour de ce projet.

Les Organisations Syndicales CGT, UNSA, CFDT et CFE-CGC ont exprimé publiquement leur vision de la situation et ont quitté la plurisyndicale.
La Direction doit bien prendre la mesure de la situation dans les suites qu’elle donnera à ce sujet.